Lacbmann, commentaire sur Lucrèce p
3. Priscian. 7 ^ 94. [La diphthongaison de e en te dans le français rien = rem prouve que lors du passage du latin au roman Ve était ïxceï. — Tr.]
4. Fabretti, Corp. inscr. Italicarum n" 2791 : eltiuvam paam ... deded, la monnaie qu'il a donnée. — [Noter qu'ici le thème a par lui-même une voyelle longue. — Tr.]
119. Exemples. — Il résulte du pat*agraplie précédent que sous le rapport de la quantité les terminaisons d'accusatifs am, em^ um étaient communes : 1** elles sont brèves dans ces vers de Plante : nimis véllem hae fores ërûïii fûgissent, ea causa ut haberent maluin magnum^, — mdnûm da et séquere * — et nianùm si protollet, pdïHter pro/'ertô manum^y patrëm so^ dalis^, . . ; et dans le vers de Térencepro deûm fidëm fdcinu^H Du reste, dans tous ces exemples, les mots dont la anale est ainsi affaiblie sont des plus fréquemment employés et doivent avoir subi de bonne heure l'usure du temps; 2^ les anales am, em^ um sont longues dans les saturniens du tombeau des Scipions : Taurasid Cisauna Samnià cepit, r- duonoro optumà fuise virày — subigii omné Loucanam^. Dans la métrique dramatique, on peut compter rém agit non pour un pyrrhique uu, mais pour un tribraque kajv, avec hiatus ; or l'hiatus n'a lieu qu'après une voyelle longue ou une diphthongue. Le même phénomène se présente dans la métrique dactylique, mais d'une manière tout exceptionnelle, quand on évite de contracter la anale en m avec la voyelle suivante : nous trouvons, par exemple, dans Ennius miscent inter se se inimicitidm agitantes'^ ^ ailleurs venerdta virum hune sédula curet^.
120. Chute du m final. — A l'origine, il était rare qu'on écrivît le m final des accusatifs ; Tusage s'en répandit peu à peu durant le sixième siècle de Rome. La plus ancienne des inscriptions du tombeau des Scipions {Corpus n" 32) , sur neuf accusa tifs, n'en a qu'un qui garde son m, Luciom; elle porte par exemple Corsica, oino, Scipione. La seconde (n*" 30) sur cinq accusatifs n'en a aussi qu'un en ni, Loucanam. La troisième de ceUes qui ont un mètre (n** 34), porte sans m magna sapientia, honore, à côté de saœsum avec un m. La quatrième {n? 33), à peine plus récente que la troisième, et qui date à peu près de l'an de Rome 600, donne encore sans m apice et gremiu; mais, comme l'indique la planche^, cela tient simple-