Tibulle
9. Priscae latincUis monumenta pi. 39 F. Gela ne parait pas tout à fait évident. — Tr.
— sèment à ce que le graveur craignait de manquer de place. Enfin, dans l'inscription en distiques relative au préteur de l'an de Rome 615 (n** 38), le m final ne manque plus nulle part. Les documents administratife sont à cet égard en avance sur les autres, et ils ont une orthographe constante ; on peut le constater par exemple dans le sénatus-consulte sur les Bacchanales, qui est de Tan de Rome 568. Seulement, pour certains mots en particulier, la vieille coutume de négliger le m dura plus longtemps; ainsi on lit dans la lex repetunda'rum, qui date de Tan de Rome 632, inmanu palam dato ^ ; cela rappelle la locution de Plante citée dans le précédent paragraphe, mdnu(m) da. Même bien plus tard le m final manque encore ça et là dans des documents d'ailleurs bien rédigés ; dans les Fastes on lit à Tan de Rome 713 pace,.. fecit, et à côté, à Tan 714, pacenfi (fecit)^, A plus forte raison continua-t-on dans le latin de la campagne et dans le latin vulgaire à négliger en écrivant le m final. Une inscription relative à un magister pagi d'au-delà de Tibre porte porticu fachmdu coiravit^ \ on trouve dans Fabretti in via Ardeatina respiciente, longu pedes p. m. XXIIIl et latupedes X... coeptu a patrono suo consummavit^ , toujours sans la consonne terminale. Enfin à partir du troisième siècle de notre ère on rencontre des ablatifs mis après des prépositions qui gouvernent l'accusatif, et réciproquement, l'oubli des règles de la syntaxe et la confusion entre les formes casuelles elles-mêmes concourant au même résultat. Dans des hexamètres plébéiens comme ceux-ci : huic tumulo possuit ardente lucemam^, — circavi totam regiônë pedestrem^, nous voyons reparaître, au temps de la décadence, une incorrection que la versification dramatique du sixième siècle de Rome n'admettait déjà plus qu'à la rigueur et dans certains cas seulement.
121 . Diee hanc, — Mentionnons enfin, pour en finir avec l'accusatif singulier des noms, les formes assez étranges que Quintilien rencontrait dans de vieux manuscrits, et que voulaient toujours corriger les ignorants qui se piquaient de grammaire : le diee liane de Caton le censeur par exemple '' , Diee ne reprè-