CONCLUSION
Que les peuples comprennent enfin que leur bien-être politique, comme le bonheur
cokcllsiox. a3r
de chaque homme en particulier, est fondé sur le respect inviolable des lois de la nature et des droits qu’elle leur a accordés; que quiconque viole ces droits sacrés, mérite un châtiment proportionné à l’énormité de l’offense.
Que les hommes se rappellent sans cesse que la vie est rapide; que les maux qui la menacent ou qui l’assiègent sont trop nombreux pour qu’ils ne cherchent pas, d’un commun accord, à éviter de les accroître par la sottise et la folie; qu’ils doivent se respecter mutuellement , s’aimer et s’entr’aider à soutenir le faix de la vie, et surtout éviter ces commotions sociales , ces tourmentes populaires, ces guerres de peuple à peuple , où la vie des particuliers et celle des Etats est incessamment mise en question.
Qu’ils se souviennent, enfin , qu’ils sont frères, et qu’ils se doivent au moins les sentimens de bienveillance et les égards que les malheureux ne devraient jamais se refuser.