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GUERRE DU PÉLOPONÈSE

contre les Lacédémoniens depuis 426, c'est-à-dijpe depuis deux ans. Mais, par un retour subit, elle les favorise sur tous les points, à partir des derniers mois de cette année 424. Les Athéniens échouent dans leur projet de se saisir des cités béotiennes, et sont vaincus à Délium , dans un combat où Socrate sauve les jours du jeune Xénophon. Dès longtemps le roi de Macédoine Perdiccas est Tennemi des Athéniens : il unit ses forces à celles de Brasidas, et prépare aux Spartiates d'éclatants succès sur les côtes de Thrace. Brasîdas enlève aux Athéniens Acanthe, Stagyre , Aëta, Sythonie, Scione, A mphipolis : les Athéniens ne conservent plus qu'Éion, sauvée par l'activité de Thistorien Thucydide. Leurs revers les rendent injustes envers ce général, qu'ils condamnent à l'exil ; mais plus traitables à l'égard des Lacédémoniens, ils consentent à une trêve , et rendent les prisonniers de Sphactérie, 423. L'entreprise blâmable de Brasidas contre Menda , après la conclusion de la trêve , la facilité avec laquelle les Athéniens se livrent aux perfides conseils de Gléon , amènent une nouvelle rupture entre les deux républiques, 422. Les troupes athéniennes sont vaincues sous les murs d'Amphipolis, dans une action où périssent Cléon et Brasidas.

Paix de Niciasy 421. — Ces deux chefs étaient les plus opposés à la paix. Après leur mort, Athènes et Sparte, également affaiblies, également lasses d'hos- II. 1.

\0 PRÉCIS DE i'hISTOIRE ANCIEïmB.

tilités ruineuses et indécises^ continuées pendant dix ans j concluent, sous la médiation de Plistonax et de Nicias, une trêve de cinquante ans : cette trêve fut convertie peu après en une ligne offensive et défen* sive entre les deux républiques. Un des articles du traité prescrivait aux rivaux des restitutions mutuelles , et les remettait au même point où ils étaient au commencement de la guerre. Sparte, nous allons le voir^ se refusa aux restitutions ordonnées , en sorte que la trêve , observée en apparence pendant six ans et dix mois, au lieu de cinquante ans , fut réellement rompue par des hostilités indirectes un an après la conclusion du traité. A. P.

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