Alexandre Aigus, fils de Roxane et d'Alexandre le Grand
4. Statira, fille de Darius, antre épouse d'Alexandre, mise à mort peu après la mort du conquérant, par Roxane, qui
craignait de trouver en elle une rivale.
5. Philippe Arrhidée , fils de Philippe et d'une autre épouse
Su'Ofympias, frère par son père 'Alexandre le Grand.
6. Cléopâtre, fille de Philippe et d'Olympias , sœur d'Alexandre.
7. Thessalonice, fille de Philippe et d'une autre femme qu'blympias, sœur d'Alexandre.
S.Eurydice, sœur de Philippe, qui épousa depuis Arrhidée.
L'imbécillité d' Arrhidée, l'enfance d'Alexandre Aigus, rillégitimité et la jeunesse d'Hercules, la haine furieuse de Cléopâtre contre Arrhidée et contre Eurydice, qui devint l'épouse de ce prince, et par-dessus tout l'ambition des capitaines d'Alexandre, formaient autant de causes de perte pour la famille royale ; mais ces causes étaient graves sans être décisives. Dans la poursuite de
(1) Voyez dans la note II , à la fin de l'histoire de la Grèce, de curieux détails en preuve de cette assertion.
194 PBBCIS DV L'HISTOlftB AnCIfelflV^.
la suoeessloû d'Alexatidrô^ nei fllB et ftob ff^fë trouvaient pour auxiliaireé Taffôcltiott dé ses soldats, les talents et le dévouement d*Eumène, le plus habile de ses généraux^ et jusqu'aux déférôîices hypocrites, Jusqu'aux concessiohs momeûtahées dé ses ambitieux lieutenants, qui connaissaient trop bien les sentiments de Ttirmée pour oser, pendant les huit premières aiiiiées ^ porter atteinte aux droits des héritiers légitimes* Or$ danë cet espace de temps et avec de pareilles ressotlr&es, pour peu que les circonstances fussent favorables, la famille pouvait défendre le sceptre contre les attaques de ses ennemis, et l'affermir entre Ses mainsi
Dispositions des capitaine^ ttAt^â!!ùndi^&. — Quand les capitaines d'Alexandre le virent mort , les uns ^ en petit nombre, songèrent à envahir sa succession entière, après avoir, pair divers moyens ^ dépouillé sa famille et réduit leurs collègues à la dépendance* D^autres formèrent le dessein de démembrer l'empire , et d'en former à leur profit un certain nombre de royaumes d'une certaine étendue. Les autres etifiii, et c'était le t)lus grahd nombre , projetèrettt de se rendre simplement indépendants dans leurs gouveniemetlt respectifs.
Questions à résoudre. —Ainsi, à la mort d'Alexandre, il s'agissait de savoir si l'Orient demeurerait sujet des Macédoniens, et si la civilisation grecque y périrait ou s'y déveioppei^lt ; si là Crède resterait organisée en une grande république fédérative sous la suprématie de la Macédoine , ou si eUe deviendrait sujette de la Macédoine, ou enfin si elle recouvrerait son indépendance et
QUEMLLIS DBS gUCCftSSBURB d' ALEXANDRE. 195
se dlyifi^^lt de noovean en une foule de petites républiques ennemies les unes des autres ; si la famille du conquérant posséderait ses états héréditaires et ses conquêtes, ou en serait dépouillée; si l'unité de son empire serait maintenue, ou s'il serait morcelé, soit en royaumes , soit en gouvernements devenus la propriété d'une oligarchie militaire. Ces questions étaient les plus graves qui eussent encore été agitées daas le monde.
S II. ^'Première organisation de V empire. Projets contraires de Perdiccat et des généraux,
323. Après la mort d'Alexandre^ ses généraux s'assemblent à Babylone dans son palais. Ptolémée ouvre l'avis de partager ses états entre ses divers capitaines. Perdic(5as fait décréter qu'on reconnaîtra pour successeur à l'empire le fils que Roxane met au monde un mois après la mort du conquérant , conjointement avec Arrhîdée, frère d'Alexandre, que proclame l'infanterie.
Perdiccas obtient cette décision en s'aidant de Tenthousiasme des cavaliers pour la mémoire et le sang d'Alexandre, de son crédit personnel, de celui des plus influents des généraux qu'il intéresse à ses projets. Il accorde une part dans la tutelle et dans la régence , qui doivent donner la toute-puissance, à Cratère, Antipater, Léonat, Méléagre : Antipater et Cratère reçoivent en outre la direction des affaires de rocbident, le commandement de U Macédoine et de la
Grèce; Méléagre partage avecPerdiccasTadministralion suprême de FOrient. Pour assouvir Tambition de la masse des généraux y les séparer, les exiler du centre de Tempire , Perdiccas distribue des provinces à trente-quatre d'entre eux. Nous rappellerons seulement le nom de ceux qui influèrent sur les événements.
PtoUmée reçut l'Egypte et l'Afrique.
Àntigone,
Cassandre, Léonat ,
Peucestas, Laomédon , Python,
la Pamphylie, la Licie, laGrande-Phrygie.
la Carie.
laPetite-Phrygie ou Ptirygie de PHellespont.
la Perse.
la Syrie.
la Médie.
LysimaqtAe reçut la Thiaceet les pays voisins du Font-Eux.in.
Eumène, laPaphiagonieet la Gappadoce.
NëoptolèiM, rAnnéoie.
SéleucuSf le commaudement de la cavalerie.
Cassandre, le commandefils ment des gar-
d'Antipater. des du roi.
Perdiccas ne prit aucune province pour ne pas se laisser confondre dans la foule des gouverneurs. Mais il s'était réservé exclusivement le commandement de Tarmée et de la flotte royale stationnée en Asie ; et bientôt par son mérite et sa réputation personnelle, par le supplice des chefs mécontents, par l'intérêt qu'inspiraient ses pupilles, il acquit d'abord un grand ascendant sur les soldats. Avec leur secours , il se flatta de se débarrasser bientôt de la concurrence des autres tuteurs, de réduire les généraux à la condition de simples gouverneurs , et d'hériter lui-même plus tard de tout Tempire, en couvrant ses projets du
QUERELLRS DBS SUGGBSSEURS d' ALEXANDRE. 197
masque de la légitimité. Il commença l'exécution de ses plans par l'assassinat de Méléagre. Les généraux se rendirent dans leurs provinces, avec l'intention de renverser Perdiccas et de créer à leur profit, les uns des royaumes, les autres des principautés indépendantes qui auraient converti l'empire en une oligarchie militaire. Perdiccas n'eut d'appui que dans son frère Alcétas et dans Eumène, seul honnête homme parmi tant d'ambitieux. Plein de reconnaissance pour Philippe et pour Alexandre, Eumène veut maintenir la couronne sur la tête de leurs descendants : il s'unit à Perdiccas, dont les desseins avoués sont conformes aux siens, sauf à combattre plus tard le tuteur, lorsqu'il le verra travailler pour lui-même. Sa conduite avec les tuteurs successifs sera toujours la même.
Les peuples de la Haute-Asie, et ceux de l'Asie Mineure , excepté deux, se prêtent sans résistance aux dispositions préalables arrêtées par Perdiccas et par les autres capitaines d'Alexandre pour l'administration de l'empire (i).
(1) Pour ce premier paragraphe, Jastin, 1. XIII; Diodore, I. XVIII , c. 2-5. Au chap. 3 , il rapporte mot à mot les projets de Perdiccas.
S in. — Èévùlte des Grecs d^Asie et d*Enrope, d'Âriarathe, des PisidieM,
Les projets contraires de Perdiocas et des gouverneurs sont suspendus par la révolte des m^t^enaires et autres Grecs établis dans l'Asie , par Tinsurrectlon des Grecs d'Europe , par la résistance d'Ariarathe , roi de Gappadoce 9 et par celle des Pisidiens. Les capitaines d'Alexandre sont dans la nécessité de réprimer ces soulèvements , qui tendent à leur enlever la proie qu'ils se disputent Mais, au milieu des guerres qu'ils vont entreprendre , on voit reparaître les idées et les projets dont ils sont personnellement occupés.
323i Révolte des Grecs dans la Hûute^Asiek — Les mercenaires et les Grecs colonisés par Alexandre dans la Haute-Asie sont mécontents de leurs établissements, et s'arment, au nombre de vingttrois mille, pour retourner dans leur patrie. Perdiccas dirige Pithon contre eux. Celui*oî veut les gagner, et avec leur appui se former un royaume dans la Haute- Asie. Mais après leur défaîte ils sont tous massacrés par les soldats de Pithon, conformément aux ordres secrets et précis de Perdiccas.
323-322. Guerre Lamiaque — Alexandre n'avait laissé de garnison que dans Corinthe. Les Grecs étaient en pleine puissance de leurs actions. A la première nouvelle de la mort du roi, 323, les Athé-
QTJSRBUilg MES S0l9CtMlBU»S d'aLCULANDRE. 199
I1Î6Q8 et les iEloliens prennent les arme^ et abjurent la suprématie de la Macédoine. Hypéride, et Démosthène alors en exil pour s'être vendu à Harpalus^ appdlent les villes à la liberté. Phocion désapprouve la guerre. Dix-neuf peuples de la Thessalie^ de la Grèce centrale et du Péloponèse se soulèvent ; sept restent dans le parti macédonien ; les Spartiates et les Ârcadiens demeurent neutres.
Ântipat^ est vaincu par Léosthènes, chef des confédérés, près de Lamia^ en Thessalte, se réfugie dans la ville > et y est assiégé. Léonat passe en Gièce sous prétexte de secourir Antipater, en réalité pour épouser CSéopètre» sœur d'Alexandre le Grande qui exerce le plus grand ascendant sur les Macédoniens : cet hymen politique doit le conduire à la plus haute f(H*tunei Mais il est vaincu et tué par les confédérés. Ceux-ci, enivrés de leur victoire, licencient une partie de leurs troupes.
Avec les débris de Léonat et l'armée que lui amène Cratère, Antipater les défait près de Cranon, tandis que Glitus , commandant de la flotte royale , détruit leurs vaisseaux dans deux batailles navales. Leur ligue se dissout t Antipater prend successivement leurs villes^ et menace Athènes. Phocion et Démade obtiennent la paix pour leurs compatriotes. Le vainqueur met une garnison dans Athènes^ lui dorme Phocion pour administrateur^ et une aristocratie mo-
300 PRECIS DB l'hISIOIBE ANCIENNE.
dérée'pour gouvernement. II plaœ des garnisons et des administrateurs dans les autres cités de la Grèce centrale et du Péloponèse qui ont pris part au soulèvement. Poursuivi par ses satellites , lâchement condamné par le peuple d'Athènes^ Démosthène s'empoisonne dans Tile de Calaurie. Les ^Etoliens obtiennent des conditions plus avantageuses qu'ils ne devaient les attendre, parce qu'Antipater et Cratère sont pressés d'aller combattre Perdiccas {royez le paragraphe suivant).
Résistance d'Ariarathe. Révolte des villes de la Pisidie, — - Pendant que ces événements se passent en Grèce, Perdiccas, en Asie, attaque avec Tarmée royale Ariarathe, qui refuse d'abandonner son royaume de Cappadoce à Ëumène. Ariarathe est vaincu, pris, exterminé avec toute sa famille : Ëumène est mis en possession de la Cappadoce et de la Paphlagonie. Les villes de Pisidie, îsaure et Larande, qui ont massacré leurs commandants, sont châtiées, 322.
Tout alors, en Asie comme en Europe, reconnaît la loi des successeurs d'Alexandre. Ils reprennent l'exécution de leurs projets respectifs, et tournent contre eux-mêmes, pour se disputer l'empire, les armes dont ils viennent de se servir contre les révoltés (4).
(1) Diod. Sic, XVIU, 7-19. Justin, XIII, 5, 6,
QUERELLES DBS SUCCESSEURS d'àLEXANDRE. !201
S W.— Première ligue d^Antipateff Cratère, Antigonef Ptolémée, contre Perdiccas et Eumène, qui succombent, 322-320.
3ffî. Perdiocas prétend régner seul : les généraux d'Alexandre prétendent tous régner, les uns sur une plus grande, les autres sur une moins grande portion de l'empire. Aussi, après la victoire de Cranon, Antipater et Cratère retournent en Macédoine et s'unissent par des liens étroits : Cratère épouse Phila, Tune des filles d'Anlipater. Perdiccas, de son côté , veut se frayer une route au trône en épousant Cléopâtre et en essayant de perdre Antigone et Ptolémée, qu'il accuse auprès de l'armée. Antigone.se sauve en Macédoine, 321. Antigone, Antipater, Cratère, Ptolémée, forment une première ligue contre Perdiccas. Celui-ci , pour donner plus d'autorité à ses démarches , pour obtenir de l'armée une plus entière obéissance, appelle au conseil tenu en Cappadoce les deux rois Alexandre Aigus et Arrhidée. Il oppose Eumène à Antipater, Cratère, Antigone, Néoptolème : ce dernier, d'abord déclaré pour le tuteur, n'avait pas tardé à embrasser le parti ennemi. Perdiccas va combattre lui-même Ptolémée en Egypte.
Cratère et Néoptolème se mesurent en Cappadoce contre Eumène , sont défaits dans deux batailles , et périssent dans la dernière. La cause de Perdiccas triomphe en Asie; mais en Egypte il éprouve un
FilBClS 1>E L'HIfinOiRB ANCIEimB.
échec au passage du Nil, près de Memphis. Il est abandonûé par ses principaux officiers^ irrités dès longtemps de ses hauteurs, et massacré par ses soldat& dans sa tenie^ 390 (i).
§ V. — Réçience de Pithon et d'Mtipater.
3^. Exclusivement occupé à se créer un royaume indépendant en Egypte , Ptolémée refuse la tutelle. Pithon s'en démet, peu après Tavoû» acceptée, dégoûté par les intrigues et Tambition d'Eurydice, devenue réponse d'Arrhidée. Antipater accepte la tutelle et la régence.
Les confédérés font un second partage des provinces à Trisparadis, en Syrie. Eumène et cinquante du môme parti sont proscrits , et leurs provinces assignées à leurs ennemis. Pithon reçoit la Médie , et Séleucus la Babylonie. Antigone , avec le secours d'un traître, défait Eumène à Orcynium, en Cappadoce, et le contraint à s'enfermer dans la citadelle de Nora. Ptolémée , de son côté , dépouille Laomédon , Tun des proscrits, et fait une première fois la conquête de la Judée , de la Phénicie et de la Célésyrie.
Antipater avait hérité des vues ambitieuses de Per-
(1) Plutarc, in l^ma. Justin, Xlll>e, 8. « Perdiccat utviri" » bus auctoritatetn regiam acquireret, ad nuptias Cleapatm 9 intêndit. » IMod., XYUI, 22-37.
QUERELLES DES SUCCESSEURS d' ALEXANDRE. 903
diocas sur la totalité de la succession d'Alexandre. Dès qu'CMymplas , sa constante ennemie , apprit qui! était revêtu de la tutelle et de la régence^ elle se sauva ^m. Épire avec Alexandre Aigus et Roxane. Mais ÂBtipatw s^entoura avec soin du reste de la famille royale, tfArrhidée, d*Eurydice, de Thessalonioe. )1 laissa en Asie son fils Gassandre pour surveiller Antigone , dont il devinait les desseins. Enfin , Eumène lui ayant demandé des secours après la défaite d'Oreynium , il en envoya à ce général, naguère proscrit par hii^ et Antigone n'osa plus presser le si^ de Nora. Antipater avait sans doute à craindre une nouvdle ligue des successeurs d'Alexandre, réunis contre lui, lorsqu'il fut atteint d'une maladie mort^le> n laissa la tutelle, la régence, le gouvernement de la Macédoine au vieux Polysperchon , son ami. I! n'appela son propre fils Gassandre à l'administration de la Macédoine qu'en remplacement de Polysperchon,320(i).
§ YI. — TkégffoM de Polytperchon, Seconde ligue de Caesanére^ d* Antigone 9 de Ptolémée, contre Poli^sperchon et Eumène y 320-315.
320. Polysperchon succède aux desseins de Perdiccas et d' Antipater, en même temps qu'à la régence
(1) Justin, h XIV, I, 2. Diod. Sic, XVIIl, 37-49.
â04 PRÉCIS DE l'hISTOIRB ANCIENNE.
et à la tutelle. D'un autre côté, Antlgone a réuni sous ses drapeaux une armée de 70,000 soldats y la plus grande force militaire qui soit dans l'empire; il donne des lois à la moitié de l'Asie Mineure; il révèle enfin , par ses hauteurs autant que par sa puissance^ le projet d'engloutir la monarchie tout entière. Les autres généraux , qui n'aspirent qu'à des royaumes ou à des satrapies, ont donc à combattre Polysperchon et Antigone. Ils se décident à attaquer Polysperchon le premier, parce qu'en le combattant ils ruineront ensemble les prétentions de Tun de ceux qui aspirent à la monarchie universelle et les droits, l'autorité, l'importune légitimité de la famille d'Alexandre, toujours subsistants^ non-seulement en Macédoine, mais aussi en Asie. En effets on voit dans Plutarque, Diodore et Justin (1), que les satrapes et les armées , quoique séparés par une distance de 300 lieues de la famille d'Alexandre, obéissaient encore à ses injonctions au commencement de cette période. Peut-être les généraux du conquérant auraient-ils trouvé des obstacles insurmontables à la dépouiller, si deux causes n'avaient précipité sa perte : 1° Eumène , mal obéi par les chefs , qui le détestaient comme étranger, trahi par Peucestas, li-
(1) PluUrc, in Eum. Justin, XIV, 1. Diodore, XIX, c. 13-16. Voye^ la note II à la fin de Thistoire de la Grèce.
QUERELLES DES SUCCESSEURS d'aLEXAIÏDRE, 91)5
vré par les Argyraspides, succomba dans sa lutte contre Antigone; 2<> les dissensions de la famille royale lui Ôtèrent une grande partie de ses ressources, et les fureurs d'Olympias apprirent à verser le sang d'Alexandre*
Préparatifs de Polysperchon et de ses rivauœ ; Eumène passe dans la Haute-Asie. 319. — Les dernières dispositions d'Antipater ôtent la Macédoine à Cassandre pour la donner à Polysperchon (1). Cassandre. indigné, se sauve en Asie Mineure auprès d'Antigone, et forme avec ce général et avec Ptolémée une seconde ligue contre Polysperchon. Antigène essaye d'entraîner Eumène dans son parti, mais celui-ci reste fidèle aux rois et à Polysperchon , leur tuteur.
Polysperchon, demeuré maître de la Macédoine par la retraite de Cassandre , cherche les moyens d'affermir dans cette contrée , et d'établir dans la Grèce centrale, lePeloponèse et l'Asie Mineure, l'autorité des rois, qui est la sienne même. Le roi Arrhidée, sa femme Eurydice, Thessalonice, avaient été amenés en Macédoine par Antipater; maisOlympias, Alexandre Aigus , Roxane , séjournaient en Épire. 11 les invite à revenir en Macédoine , afin de prêter à ses
(1) Pour ce paragraphe, Diod., XVIII, 49-75; XIX, 1-52. Plutare, in Eum. Justin, 1. XIV. Après avoir tué Polysperchon^ 1. Xlll,c. 8, l'an 322, Justin le fait revivre, 1. XIV, c. 5, l'an 318. Mais à qui la faute, à l'auteur ou au copiste ?
démarches l'autorité de la fomille réunie ^ do&t l'ascendant est encore tout^pyissant sur les Macédoniens et sur une partie des troupes.
Au nom d'Arrhidée, il nomme Eumène coounandant général de l'Asie Mineure , met à sa disposition les armées et les trésors de cette contrée. Ëiunène sort de NcMra et parvient en Cilicie^ où séjournait le corps des Argyraspides : malgré les dispositions hostiles des chefs , il parvient à se faire obéir de ces vétérans de Philippe et d'Alexandre > cependant, incapable encore de résister à AntigcH^ , il passe dans la Haute-Asie.
Gtéerre en Grèc^ et en Maçédoimn — En Gièee^ Polyspercbon ne peut établir son autorité taat cpie les villes seront dominées par les garnisons et les administrateurs d'Antipater , naturellement dévoués à son fils Gassandra 11 essaye d'opérer une révolution générale ^ et publie au nom d'Arrhidée un édit par lequel il proscrit les administrateurs dans les viUes de la Cîrèce centrale et du Péloponèse^ ra^pdle les edlés^ rétablit les anciens gouvernements : il écrit ea particulier aux Athéniens qu'il leur t&ûA leur démocratie. Cassandre avait récemment envoyé dans Munichie un nouveau gouverneur, Nicanc», pour soute&ir le parti ^istocratique et Phoeion»
En 318, Alexandre, flls de Polyspercbon , s'empare d'Athènes et favorise une insui^rection de la fac«
QUERELLES DES SUGCfiSSEURS d' ALEXANDRE. 207
tion démocratiqne , qui met à mort Phocion. Mais bientôt Gassandre , avec une flotte que lui prête Antigène ^ reprend Athènes^ met une garnison dans Munichie et donne pour administrateur aux Athéniens I>émétrius de Phalère , qui les gouverne pendant onze ans avec une grande sagesse.
Polysperchon passe dans le Péloponèse. Toutes les cités de la péninsule , excepté Mégalopolis, chassent ou massacrent les administrateurs ^ se déclarent pour Polysperchon et lui fournissent des secours, Uéchec qu'il éprouve sous les murs de Mégalopolls change ces dispositions. Plusieurs villes l'abandonnent et retournent à Gassandre.
Guerre en Macédoine. Di&sensiom de la famille royale. — Eurydice et son époux Arrhidée , craignant de se voir enlever l'autorité par Fambitieuse Olympîas, traitent avec Gassandre et Antigone contre Olympias et Polysperchon, et appellent Gassandre en Macédoine. Avec Tannée d'iEacîde, roi d'Épire, Polysperchon ramène en Macédoine Olympias , Roxane et Alexandre Aigus, fils du conquérant. Olympias donne la première l'exemple de verser le sang royal, en mettant à mort Eurydice et Arrhidée ; elle enveloppe dans leur perte le frère de Gassandre et cent de leurs principaux partisans.
Gassandre, arrivé en Macédoine, assiège Olympias et le reste de la famille royale dans Pydna , faitrévol-
208 PRfcis DE l'histoire ancienne.
ter contre iËacide son année et l'Épire elle-même, chasse Polysperchon en Perrhœbie, contraint Olympias à capituler , ordonne son supplice» enferme dans Âmphipolis Roxane et Alexandre Aigus, épouse Thessalonice, sœur d'Alexandre le Grande pour se concilier les Macédoniens et donner à son usurpation les couleurs de la légitimité.
Il conclut ensuite une alliance avec l'Épire, révoltée contre iËacide^ étend son autorité sur toute la Thessalie ; sur presque toute la Grèce centrale , où il rebâtit Tbèbes; sur l'Ëubée et sur la moitié du Péloponèse , où il enlève Argos et la Messénie à Alexandre, fils de Polysperchon, 316. Dans tous ces pays, il domine par ses gouverneurs et ses garnisons. L'autorité de Polysperchon et d'Alexandre ne se soutient plus que dans l'Achaïe, la Sicyonie, la Corinthie. Parmi les Grecs , les Spartiates , une partie des Àrcadiens et les i£toliens ont seuls conservé leur indépendance» et la défendent contre tous les maîtres.
Dans VHellespont et la Haute- Asie. — Tandis que ces événements se passaient en Grèce, dans l'Hellespont, la flotte royale, commandée par Clitus, avait été vaincue et détruite par celle d' Antigène.
Dans la Haute-Asie , Eumène avait rassemblé à Suze des forces considérables, et défait Antigène sur les bords du Pasitigre^ 317. Après de longues marches en Babylonie, en Mésopotamie et en Médie^ les
QUERELLES DES SUCCESSEURS D*ALEXA!ÏDRE. ^9
deux rivaux en vinrent aux mains ^ Fan 316 y dans la province des Gabéniens en Perse. Ëumène demeura vainqueur à Taile qu'il commandait, mais à l'autre il fut trahi par la lâcheté de Peucestas, et livré à Ântigone par les Ârgyraspides , en échange de leur bagage, dont Fennemi s'était emparé.
Mort dTEumène, ruine des projet» de Polysperchon. — Antigone, ancien ami d'Eumène, le condamna à mort, peu de temps après que Cassandre, en Grèce , se débarrassait d'Olympias par un moyen semblable. Antigone devint un moment maître de toute TAste Mineure et de la Haute-Asie , comme Cassandre de la Grèce, et usa despotiquement de sa nouvelle puissance.
État général de V empire en 316. — Par suite de la mort d'Eumène, l'espoir de Polysperchon non-seulement de succéder à tout Fempire d'Alexandre , mais même de se créer un royaume , est entièrement détruit : malgré ses efforts subséquents , il ne parvint qu'à dominer obscurément dans le nord du Péloponèse. Arrhidée, Eurydice, Olympias, ont péri : les membres restants de la famille royale perdent avec Enmène leur seul appui. Dans l'occasion , on invoqua bien encore leurs noms, mais pour appuyer des démarches qui tendent à les dépouiller : ils restent exposés, sans défense, aux coups des ambitieux qui leur ôteront d'abord l'empire , ensuite la vie.
SiO PR8GI0 DB l'hISTOIRB AHGIBHNB.
L'oligarchie militaire des trente gouverneurs particuliers ou satrapes n'a plus de support- Cinq d'entre euX| Gassandre, Lysimaque^ Âutigone^ Ptolémée,et bientôt après Séleucus^ aspirent à des royaumes au lieu de satrapies ; prennent uii ascendant marqué sur leurs compagnons d'armes par les forces qu'ils ont rassemblées > leurs talents et leur réputation^ et se préparent à prendre pour premiers sujets leurs anciens égaux I Tels sont les changements qu'ont apportés , dans la situation des successeurs d'Alexandre , hnit années de guerres civiles ^ et la mort de Perdiccsas , de Léonat , de Cratère, de Néoptolème^ d'Ëumène et d'Antipater»
Parmi les cinq grands ambitieux qui se préparent à commanda* aux ambitieux subalternes, Tun , ci'est Antigone > songe à engloutir la monarchie entière d'Alexandre I et à réduire Ptolémée^ Gassandre^ Lysimaque^ Séleucus^ à la même nullité politique où ceux-ci prétendent placeur les gouverneurs particuliers. Les actions d' Antigone^ après la mort d'Ëumène, révèlent cette ambitieuse prétention, 315. Fort des soixante-dix mille soldats qu'il a su rassembler^ il joint, dans toutes ses démardies, la tyrannie à son insolence accoutumée. La face de la Haute-Asie est entièrement renouvelée par lui. Il ôte leurs satrapies à tous les gouverneurs macédoniens dont il suspecte la fidélité et l'obéissance à ses ordres absolus. Il tue celui
QUERELLES DES SUCCESSEURS D'aLBXàNDRE. 211
de Mêdie ; il proscHt Séleucuô , gouverneur de Babylone, avec beaucoup d'autres. Il détruit le corps des Ârgyraspides après s^être défhit de leurs chefs.
S Vllt — Ttmaè^ ligue d# Mêwcus^ dé LyHmaque , dM rinw Cassandrtf de Ptêlémée^ contre Ântigone et eon file Démé" trius (1).
315. Sëleuctls y proscrit ^ar Anttgonë^ ëe sauve auprès de Ptolémée. Uhe troisième ligue est formée conti*e Autigone par Béleùcus, Ptolémée, Lysimaque, les deux Cassandre , Tud gouverneur de Macédoine , l'autre de Carie. Antigone s'allie avec les iEtoliens , 314 pi s'eflforce dé se concilier les Macédoniens et les Grecs : les Macédoniens , en |)roclamant qu'il veut venger Olympias, et délivrer Roxane avec Alexandre Aigus enfermés dans Amphipolis; les Grecs, en annonçant que son but est de leur rendre la liberté. Ces diverses mesures sont dirigées contre Cassandre de Macédoine : il se prépare à combattre les autres à Force ouverte.
Guerre en Grèce, 314-312, — Deux lieutenants d'Antigotte chassent des villes d'Achaîe et de toutes les autres villes du Péloponèse, excepté de Sicyone et de Gorinthe, les garnisons de Polysperchon et de son fils
(1) Pour ce paragraphe, Diod. Sic, XIX, 62-70, 74, 75, 77, 80-101. Plutarc, in Ûértiet. Jiigliii, 1. XV, 6. 1.
213 PRicis DE l'histoire ancienne.
Alexandre 9 alliés de Gassandre. Dans la Grèce centrale , un autre lieutenant d'Ântigone expulse pareillement les garnisons , détruit Tempire de Gassandre dans l'île d'Ëubée^ la Béotie, la Phocide^ la Locride^ la Leucadie ; ne lui laisse qu'Athènes et Mégare, et lui inspire des craintes pour laThessalie et la Macédoine.
Guerre en Asie Mineure, 314r^li. — Les efforts réunis de Lysimaque, de Gassandre de Carie, et de Ptolémée, qui viennent les joindre en 314 , ne produisent aucun résultat. Antigone les chasse de la Mysie et de quelques autres provinces qu'ils lui avaient d'abord enlevées^ dépouille Gassandre de la Garie , et les bat tous ensemble en 311 .
Guerre en Syrie y en Phénicie, en Palestine, 314- 3H. — Sur ce point , les événements les plus importants sont le siège de Tyr, dont Antigone s'empare après quinze mois de siège ^ 313^ la bataille gagnée Tannée suivante^ près de Gaza, par Plolémée sur Démétrius , fils d' Antigone; la première victoire que remporte à son tour Démétrius sur le lieutenant de Ptolémée, 311. Les résultats des hostilités sont les suivants : Ptolémée enlève à ses ennemis l'île de Gypre, excepté Paphos; et Tîle de Rhodes, qui, par la nature de ses intérêts commerciaux , redoute et évite toute guerre avec l'Egypte. Antigone et Démétrius , de leur côté, font sur Ptolémée la conquête de la Palestine, de la Phénicie et de la Syrie.
QUERELLES DBS SUCCESSEURS d' ALEX ANDRE. 213
Guerre à Babylone et dans la Haute- Ane ^ 312- 311. — Séleucus avait gagné les cœurs par sa modération, comme Ptolémée en Egypte, tandis qu'Antigone se les était aliénés par son despotisme. Séleucus bat Nicanor, gouverneur de Médie pour Antigone, s'empare de la Médie et de la Suziane , chasse la garnison laissée par Démétrius à Babylone, et rentre triomphant dans cette ville, 311 . C'est de cette année que date l'ère des Séleucides dans TOrient.
Traité de 311. — Antigone et son fils Démétrius étaient demeurés vainqueurs partout, excepté à Babylone. Aussi la paix de 311 leur assure-t-elle d'importants avantages. Aux termes du traité, 1^ les contractants conservent chacun leurs conquêtes; ^ Cassandre rendra la liberté à Alexandre Aigus et à Roxane, enfermés dans Afnphipolis : cédant aux murmures et aux demandes des Macédoniens, il laissera monter Alexandre sur le trône. Déplus, il rendra la liberté aux villes grecques et retirera ses garnisons de celles qu'il conserve encore. Par ce traité, les deux Cassandre sont complètement dépouillés , le premier de la Macédoine et de la Grèce , le second de la Carie : Ptolémée abandonne la Syrie, la Phénicie, la Palestine. Ces trois provinces et la Carie deviennent sujettes d' Antigone ; la Grèce et la Macédoine, ses alliées. Il perd Talliance de Rhodes , la propriété de Cypre, de Babylone et des pays envi-
U PRECIS DE l'hISTOIHE Al^CIEîmE.
ronnants; maïs ses acquisitions l'emportent de moitié sur ses pertes. Il acquiert en outre l'inestimable avantage de posséder^ de l'Hellespont à l'Euphrate et au Nil, un empire cx)mpacte, dont la situation est telle qu'il tient tous ses ennemis séparés , Ptolémée de Séleucus; et ces deux princes de Lysimaque et de Cassandre.
S y m. — Intervalle entre la paix deZU et la reprise
des hostilités en 308.
Grèce f 314. — Cas8andi*e ordonne de mettre à mort^ dans la prison d'Amphipolis, le jeune roi Alexandre Aigus et sa mère Roxane (1). Il échappe par ce mme à la nécessité de céder la Macédoine, et met fin aux réclamations des Macédoniens en feveiir de ses victimes. Polysperchon , qui s'était maintenu dans Sycione et dans Corinthe, et qui épiait l'occasion de reprendre la Macédoine sur Cassandre, appelle de Pergame Hercules , fils naturel d'Alexandre le Grand, alors âgé de dix-sept ans, s'avance avec une armée et avec le jeune prince, et propose aux Macédoniens de le placer sur le trône de son père, 310. Pour se débarrasserd'Hercules et de l'attaque de Polysperchon, Cassandre lui propose départager avec lui la régence,
(1) Pour ce paragraphe, Diod., XIX, 105; XX, 19, 20, 27, 28. Ju8ttii,Xy, 2,4.
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et de lui abandonner le Péloponèse , s'il veut toer Hercules et sa mk*e. Pdysperchon acceple , et tranche les jours du dernier rejeton œ&le d'Alexandre. Malgré les seeours de quatre mille hcMnines que lui fournit Cassandre, il ne peut se mettre en possessicm du Pâ(^ponèse, el obtenir le prix du sang; il reste, sans puissance y chargé de scua crime etdesa bassesse. Cassandre^ demeuré maitre de Mégare et d'Athènes, travaille à étendre sa domination dans laGrèce centrale ^
H(jmU-A$ie. — Séleucus, de son côté, qui déjà possédait la Bebylonie^ l'Assyrie» la Médie, y ajoute, de 3ii à 30B , d'abc^ là Perse, la Bactriane , THyrcanie , ensuite toutes les provinces de la Haute-Asie. II est maître, l'an 308, de tons les pays con^s entre l'Euphrate , llndus et l'Oxus. Sa modération et la douceur bien connue de son gouvernement, opposées au faste et à l'insolence d'Antigone, facilitent ses conquêtes , qui mettent fin , dans l'Orieni , à Pindcpendancedes gouverneurs particuliers.
Cypre, — En 310, Ptotémée achève la conquête de Pile Cypre par la prise de Paphos, dont il réduit le roi Nicoclès à se donner la mort.
ÉUU êes cho$e$ ^mn 308. — Les assassinats dont se sont soiullés Gassandre el Polysperchon ont achevé ce que les assassinats commis par Olympias et ce que la mort d'Ëamène avaient commencé : ta postérité et la famille d' Alexandre ne régneraoA surancime
!216 PRÉCIS DE l'histoire ancienne.
partie de son empire. L'ascendant pris sur tous les autres généraux du conquérant par Cassandre , Lysimaque, Ântigone, Ptolémée, Séleucus, et en dernier lieu les conquêtes de Séleucus , ont pareillement décidé que l'empire ne serait pas régi par une oligarchie militaire. Il reste à savoir s'il conservera son unité en devenant la proie d'un seul des cinq grands ambitieux^ ou s'il sera divisé en royaumes. ^ Depuis la paix de 311, les ennemis d'Antigonese sont fortifiés à Toccident, au midi, à l'orient : ils l'enveloppent, le menacent de toutes parts. Il est urgent pour sa sûreté d'arrêter leurs progrès : sur le refus de Cassandre d'évacuer les villes grecques ; il recommence la guerre.
S IX. »-• Quatrième ligue de Lysimaque, Cassandre, Séleucus j Ptolémée, contre Antigone et Démétrius, 308-301.
Les deux sentiments vraiment populaires, l'an 308, étaient la liberté de la Grèce, et Tamour pour les restes de la famille d'Alexandre subsistant encore après seize ans chez le peuple et chez Tarmée. Aussi Antigone envoya-t-il à deux reprises son fils en Grèce pour délivrer ce pays. Aussi opposa-t-il à ses ennemis, maîtres de la personne de Thessalonice, sœur d'Alexandre le Grand, le nom et l'influence de Cléopâtre, autre sœur du conquérant ; et quand cette princesse essaya de fuir vers Ptolémée , il la fit assassiner, tout en instrui-
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sant le procès de ses assassins, pour donner le change aux soldats sur son crime. Ses succès sur Ptolémée dépendaient en grande partie de la force navale quMl pouvait créer avec la Syrie et la Phénicie ; les bois du mont Liban étaient tombés en son pouvoir depuis Tan 314 , et il avait équipé dès lors une flotte nombreuse; le complément de sa puissance maritime devait se trouver dans la possession des îles de Rhodes et de Cypre , alors au pouvoir de Ptolémée : tel fut le motif des attaques dirigées contre ces deux îles.
Expédition de Ptolémée en Asie Mineure et en Grèce, 308. — Ptolémée (1) commence les hostilités par une invasion dans la Pamphylie et la Lycie ; par Toccupation de l'île d'Andros, dans la mer Egée; par la prise de Corinthe et de Sicyone, que lui livre Cratésipolis , belle -tille de Polysperchon.
Première expédition de Démélrius en Grèce. — Antigone envoie en Grèce son fils Démétrius, avec cent cinquante vaisseaux, pour rétablir la démocratie et soulever les habitants contre Cassandre et Ptolémée. Démétrius se saisit du port d'Athènes mal gardé, contraint Démétrius de Phalère , commandant pour Cassandre, à capituler, détruit le fort de Munichie,
(1) Pour ce paragraphe, voyea Diodore, 1. XX, c. 37, 45-54, 73-77, 81-89, 91-104, 106-113; XXI, 9, 10. Justin, 1, XV, c. 2, 4. Plutarc, in Demetr. et Pyrrho.