la
!218 PRÉCIS DE l'histoire ANCIENNE.
chasse la garnison macédonienne, et rend aux habitants leur démocratie. I^s Athépiejfis proclament rois et dieux sauveurs Démétrius et Antigo^e : ils leur décernent un culte public. Déniétriqs délivre pareillement Mégare. Rappelé en Asie p^ son père, il suspend ses opérations et ses succès en Grèce jusqu'à Tan 303.
Dans l'île de Cypre, 307. — Il attaque TUe de Gypre, et assiège Ménélas dans Salamine. Ptolémée, accouru pour dégager sop frère, est vaincu dans une bataille navale, ne conserve que hqit galeries sur cent cinquante dont se c«Dmposait sa flotte, et i^ sauve en Egypte. Après ce grand succès, Antigone et son fils prennent le titre de rois. Lysiiijaque, Cassandre, Ptolémée , Séleucus imitent cet exemple. Ce n'était plus qu'une vaine formalité depuis TexterminatioD de la famille d'Alexandre et Tanéantissement de l'autorité des satrapes particuliers ; ce n'était plus que la proclamation de cinq grands royaumes ; leur existence { remontait déjà à plusieurs années : ces royaumes étaient ceux de Macédoine, de Thrace, d'Asie Mineure et de Syrie, de Haute-Asip, d'Egypte. Sur les trois continents, APtigone et son fils multiplièrent les eflbrts pour engloutir quatre de ces états, les joindre au leur, c'est-à-dire à celui d'Asie Mineure et de Syrie, et succéder à toîit Tempipe d'Alexandre.
Dans l Egypte. 306. — Antigone et Démétrius yonï
QUSRSLLES DES SUCCESSEURS d' ALEXANDRE. 319
attaquer l'Egypte avec une armée de cent mille hommes et une flotte nombreuse. Ils ne peuvent pénétrer dans l'intérieur 4u pays soigneusement fortifié par Ptolémée^ et éprouvent des pertes considérables dans cette entreprise.
Dans Vile de Rhodes, 305, — Démétrius en essuie de nouvelles au siège de Rhodes ^ qu'il continue pendant un an. Il y gagne le surnom de Paliorcètes, mais ne peut prendre la ville. Les habitants stipplent qu'en servant Antigone et Démétrius contre leurs autres ennemis^ ils ne seront pas tenus à prendre les arm^ contre Ptolémée.
Expédition de Séleucus dans Finde, — Pendant ce temps ^ Séleucus s'affermit dans TOrient , fait la guerre à SandrQcottus^ pénètre en vainqueur jusqu'au Gange, et termine son expédition par un traité qui rétablit d'une manière durable les communications et le commerce de la Haute-Asie avec l'Inde , 305. Il peut désormais tourner sans distraction toutes ses forces contre l'ennemi commun.
Progrès de Cassandre dans la Grèce. — Cassandre, de son côté, prend ses avantages en Grèc«, contraint les Béotiens à embrasser son parti , occupe avec des garnisons les villes du nord et du centre du Péloponèse, se saisit des forts de rAttique, assiège Athènes, et menace Antigone et son fils jusque dans l'Asie Mineurç; puisque les Cuidiem viewent ipiplpreyr leur
2iO PRÉCIS DB l'histoiiie anqenne.
assistance en même temps que les Athéniens, 303.
Seconde expédition de Démétrius en Grèce , 303. — Démétrius passe dans TAttique, force Cassandreà lever le siège d'Athènes, le poursuit jusqu'aux Thermopyles, le défait, prend Héraclée , remet en liberté les Phocidiens et les Locriens , fait alliance avec les Béotiens et les iEtoliens , chasse les garnisons macédoniennes de Cenchrées , Phile et Panactum. D'Athènes, il se rend dans les Péloponèse, détruit la domination de Ptolémée, de Cassandre et de Polysperchon dans Corinthe , Sicyone et dans d'autres villes de l'Achaïe dont il prend ou extermine les garnisons. H entridne dans son parti TArcadie et Argos. Les députés de la Grèce , assemblés à l'isthme , le proclament chef de tous les Grecs, comme l'avaient été Philippe et Alexandre , et commandant d'une armée destinée à conquérir la Macédoine et la Thrace,
Les confédérés renouvellent leur ligue y 302. — Cassandre, épouvanté, renouvelle son alliance avecLysimaque, Ptolémée et Séleucus, et s'avance enThessalieà la rencontre de Démétrius. Celui-ci lui enlève Larisse, Phères et quelques autres places. Au moment de conduire cinquante-six mille soldats à la conquête de la Macédoine^ Démétrius est rappelé par son père en Asie.
Bataille d'Ipsus. — Lysimaque, passé de Thrace en Asie dès le commencement de Tannée 302, enlève
PARTAGE DE l'eMPIRR MACEDONIEN. 221
à Antigone la Mysie, riËolie, Ironie, la Lydie, la Phrygie et la Lycaonîe. Antigone accourt de Syrie, et arrête ses progrès. Mais en s^éloignant de la Syrie , il livre la Judée, la Phénicie, la Célésyrie à l'invasion de Ptolémée ; il livre aussi le passage à Séleucus, qui conduit vingt mille hommes en Cappadoce.
30i. Antigone et Démétrius d'un côté, Lysimaque et Séleucus de l'autre, opèrent leur jonction en Phrygie. Une bataille décisive est livrée dans cette contrée, près d'Ipsus. Antigone est vaincu et tué dans l'action par la faute de Démé^us. Démétrius se dirige avec sa flotte vers la Grèce, et abandonne à ses ennemis le royaume d'Asie Mineure et de Syrie à partager. En Asie, il ne conserve plus queTyr, Sidon, Cypre, quelques villes de THellespont et des pays voisins.
§ X. — Suite de la bataille d:ipsus.
Partage. — Lysimaque reçoit TAsie Mineure , jusqu'au mont Taurus, et la joint à la Thrace. Séleucus obtient la Cappadoce, l'Arménie, la Syrie, la Mésopotamie, et les ajoute à la Haute-Asie, depuis TEuphrate jusqu'à FIndus. La Judée entre encore dans son lot; ce pays, qui avait d'abord obéi à Ptolémée, lui avait été enlevé par Antigone , des mains duquel il passa dans celles de Séleucus (1 ). Ptolémée conserve
(1) Art dç vérifter les date» av, J.-C, in-S, t. II, p. 86,
â^ Pll^ClS DE l'histoire ANCIENNE.
la Phénicie , la Célésyrle , et en forme un puissant royaume avec l'Egypte et la Gyrénaîque. Cette dernière province lui avait été enlevée par Ophellas, mais était rehtrée sous ses lois depuis 308. Quelques années plus tard , Tlle» de Cypre devait aussi tomber sous sa domination. Dans le partage de 301 , Cassandre ne fut compris que pour la Cilicie : on la donna à son frère Plisthènes. Tout occupé des affaires de la Grèce, Cassandre n^éleva aucune réclamation, tl s'affermit en Macédoine, ramena sous ses lois la Thessalîe entière, TAmbracie, î'Acarhafiie et rÀraphîlochie. Il reprit à DémélMus plusieurs villes de la Grèce centrale et du Péloponèse, fei favorisa dans les autres l'usurpation des tyrans, auxquels il comptait succéder dès que les circonstances géraient favorables. Athènes fut dominée par un certain Léocharès : Sycione, Argos et d'autre villes paraissent avoir subi, dès cette époque , le joug dé citoyens puissants.
La bataille d'Ipsus décide que l'empire d*Àlexandre , convoité dans son entier par Antîgone et par Démétrius, sera à jamais partagé. Les conquêtes ultérieures et momentanées de Séleucus ne changeront rien à ce principal résultat. La bataille d'Ipsus réduit de cinq à quatre le nombre des royaumes, et ne laisse de subsistants que ceux de Macédoine, de Syrie, d'Egypte, de Thrace. Celui de Thrace, accru maintenant de l'Asie Mtnetire, et bietitôt de la Ma-
PARTAGE DE l'EMPIRE MACEDONIEN. 223
cédoine, perdra ôes dieux grandes provinces et sera bouleversé, mais le mouvement de division imprimé par la journée d'Ipsus se développera plus tard. Ainsi, au sein du royaume de Syrie, sept principautés ou royaumes secondaires se formeront , malgré tous les efforts des successeurs de Séleucus : ce sont ceux de Cappadoce et de Pont, momentanément détruits en 321 et 302 , cjui se rétabliront ; et ceux de Bactriane, desParthe8> d'At*ménie, de Galatie, de Pergame, qui prendront naissance. En Europe, les républiques maintenant soumises aux lois de la Macédoine, recouvreront leur indépendance , même avant le temps où s'organisera la ligue achéenne. Les peuples çngloutis et perdus dans la monarchie de Cyrus et d'Alexandre recouvreront leur individualité, leur nationalité. Le système de centralisation sera détruit. Quant aux familles actuellement régnantes , les Séleucides s'affermiront en Syrie, les Lagides en Egypte^ mais en Macédoine la race de Gassandre sera remplacée parcelle de Démétrius^ et en Thrâce, (celle de Lysimaque par des princes indigènes. Ainsi , le jugement des atmeis rendu à la bataille d'tpsus il^est encore qu'une sentence provisoire.
Marche de la civîîîsation au fnilîeû de ces nombreuses ^MïitioTis. — Au ûiîiieu de tant de révolutions, une seule chose subsiste , un seul deâ grands projets d'A-
Î24 PRÉCIS DE l'histoire ancienne.
lexandre se maintient et s'accomp>lit La civilisation grecque apportée autrefois dans l'Orient par les colonies œolienne , ionienne et dorienne , répandue et propagée avec une nouvelle activité dans toute la Haute- Asie par le conquérant, cette civilisatron se développe, étend chaque jour ses ramifications.
En Thrace , Lysimaque a fondé Lysimachie ; Ântlgone a bâti trois villes de son nom dans la Syrie , la Bithynie et la Troade. Dès que la guerre leur aura laissé quelque loisir, Séleucus en fondera jusqu'à trente-quatre ; Ptolémée et ses successeurs , une quantité presque innombrable.
Par son traité avec Sandrocottus , Séleucus a ouvert par terre, au commerce de la Haute-Asie avec Tlnde, la route qu'Alexandre cherchait à lui frayer, en reconnaissant le cours de T indus et en élevant Patale, Les Lagides, de leur côté, terminent et agrandissent Alexandrie, achèvent le canal de jonction entre la Méditerranée et la mer Rouge , creusent les ports de Bérénice et de Myo&-Hormos, d'où partent les vaisseaux pour suivre la route maritime de l'Inde, et où arrivent comme à leur rendez-vous les produits et les richesse de l'Inde et de l'Arabie Heureuse.
La langue grecque devient vulgaire dans l'Asie Mineure, rÉgypte, la Syrie , et une partie de la Haute- Asie. Les Ptolémées rassemblent sept cent mille volumes dans leur bibliothèque, que les rois de Pergame se font un point d'honneur d'égaler; ils ouvrent le musée aux sciences, à la philosophie, à la littérature
PARTAGE DE l'eMPIRE MACEDONIEN. 225
des Grecs , qui s'enrichissent et se fécondent des connaissances des Égyptiens. Désormais unies , la sagesse grecque et la sagesse égyptienne s'embarquent sur les vaisseaux et sous le pavillon du commerce, pour aller interroger la sagesse de rinde; les savants d'Alexandrie et les brachmanes échangent ensemble les idées de trente siècles : les civilisations de l'Europe, de l'Afrique» de l'Asie, se rapprochent, se mêlent, se font de mutuels emprunts.
Ainsi s'accomplit l'œuvre projetée et commencée par Alexandre. Développer dans chaque pays tous les éléments de prospérité, toutes les facultés de l'intelligence, devient une obligation imposée par le génie du conquérant à ses successeurs : il semble que ce soit une condition indispensable pour régner dans les lieux où il a dominé lui-même.
Nous avons signalé les fureurs de l'ambition exercées sur la famille d'Alexandre et sur son défenseur Eumène. Mais on ne peut méconnaître que la guerre perd insensiblement une partie de ses rigueurs , et la conquête les plus cruels de ses anciens droits. Protogène laisse ses ateliers ouverts parmi les avant-postes de Démétrius , « parce qu'il sait que ce prince ne fait pas la guerre aux arts. » Les Rhodiens reçoivent en présent de ce même Démétrius les machines qui ont servi à battre leurs murailles. Ptolémée et Démétrius se renvoient mutuellement leurs parents et leurs amis , que des victoires alternatives ont mis en leur pouvoir. Athènes , prise tour à tour par Antipater, CaSvsandre, Démétrius, H. 13.
226 PKictS DB L'ÂlStOIRE àNClUKNfei
et plusieurs fols révoltée contre chacun, d'eiit^ reçdît des garnisons , paye des contributions ; mais les personnes et les biens sont respectés : les deux premiers lui donnent pour gouvel*nemeiit la plus sage des aristo-* craties (l), et pour gouverneurs, Phocion et Démétrius de Phalère ; le dernier lui rend sa démocratie. Les successeurs d'Âleiandre gardent les mômes ménagements avec toutes leâ auttes cités gréciquesii AU temps de leul* puissance et de leurs conquêtes, les Atbéniehis avàteât tué jusqu'au dernier les habitants de Mélos et de Scioné, s'étaient partagé le territoire de Mitylène , après avoir livré au bourreau mille de I3es habitants. Les Spartiates, maîtres d'Athènes, lui avaient imposé trente tyrans pour gouverneurs; danâ toutes les autres Tilles, ite avaient massatifé bu banni tous les habitants qu'ils regardaient comme ennemis de l'esclavage et dé leuf despotisme (2). A. P.
(1) Montesquieu, Esprit des lois, 1. II, c 3 : « Quand Anti- » pater établit que ceux qui n*àuraiéht pas deux mille drachmes n seraient exclus du df oit de âtiiltage , il forma la meilleure » aristocratie quMl fût possible, parce que ce cens était si petit » qu'il n'excluait que peu de gens , et personne qui eût quelque » considération dans la cité. »
(2) Voye» les chapitres 22 , 23 , 24, 26, à la fin.
iWllfc ET MÀtÉDOlNE; PYRRHUS. 227
GRAPITRB XXXV.
Histoire des successeurs d'Aleundre, depuis la bataille d'Ipsus, jusqu'à la mort de Pyrrhus , 301-272. — Résumé de Thistoire d'Épire.
§ I. -- Depuis la bataille d'Iptus jusqu'à la mort de Séleueut,
Après ta bataille rf7p«u.^, Démélrius poise en Grève. -^30i. Après la bataille dMpsils (1), Démétrîus cotiserve en Asie Tyr, Sidon , Cypre , plusieurs villes maritimes de FHellespont et des pays voisins . Il rassemble d ix-iieuf mille hommes et passe en Grèce. Les garnisohs qu'il avait mises daîis les villes du Pélopcnèse et de là Grèce centrale les ont abandonnées ou les tiennent pour ses elinemis. Athènes lui ferme ses portes ; il obtient seulement qu'elle lut rende ses vaisseaux.
bémétrius commence à $e relever. — Une mésintelligence favorable à Démétrius éclate entre ses ennemis, Séleucus, Plolémée, Lysimaqlie. Séleucus lui de-
(1) Pour ce paragraphe» Plutarc, in Démet, et Pyrr. Pausan , Attic, c. 10, 16, 36. Éliac. , c. 15. Eusèb. Arm., p. 320 , 330 , 343, 344
228 PRECIS DR l'histoire ancienne.
mande en mariage sa fîlle Stratonice. Dànéirius la conduit en Syrie et s'empare de la Cilicie sur le frère de Gassandre. Séleucus presse son beau-père de lui céder la Cilide, Tyr, Sidon. Démétrius refuse, met de fortes garnisons dans ses possessions d'Asie, et retourne en Grèce avec sa flotte.
// soumet toute la Grèce , excepté VÉpirCy et s'empare de la Macédoine. — Il ressaisit dans le Péloponèse quelques villes qui avaient quitté son parti, assiège et prend Athènes , 297 ; il pardonne aux habitants, les délivre de l'usurpateur Léocharès, et leur rend les magistrats qui leur sont le plus agréables ; mais il met une garnison dans le Musée pour empêcher le peuple de se révolter de nouveau, 296. Il soumet Mégare , passe de nouveau dans le Péloponèse, défait les Spartiates et leur roi Archidamus dans deux combats, l'un près de Mantinée, l'autre sous leurs murs mêmes; de sorte qu'on le regarde comme déjà maître de la ville , qui n'a jamais été prise. Dans le temps où ses affaires sont le mieux disposées dans le Péloponèse, les nouvelles qu'il reçoit de Macédoine l'entraînent vers ce pays , 295.
Révolutions de Macédoine. — Gassandre est mort l'an 298. Son fils aîné , Philippe, a succombé peu de temps après lui. Ses deux autres fils , Antipater et Alexandre , lui ont succédé en 297. Antipater a tué sa mère Thessalonice , et s'est rendu un objet d'horreur
ÉPIRE ET macédoine; PYRRHUS. 229
pour les Macédoniens. Alexandre a appelé en même temps , contre ce frère parricide^ Démétrius et Pyrrhus II , fils du roi d'Épire iËcide. Pyrrhus est entré le premier en Macédoine^ a détaché de ce royaume et joint au sien Nymphée avec les c6tes maritimes de la Nouvelle-Épire , TAmbracie, TAmphilochie , l'Acarns^nie : il a partagé ensuite le trône entre les deux frères , et s'est retiré.
^5. — ^Démétrius arrive sur ces entrefaites. Alexandre lui témoigne qu'il n'a plus besoin de son intervention ^ lui tend des embûches en Macédoine et en Thessalie^ et périt assassiné lui-même à Larisse. Démétrius est proclamé roi par les soldats macédoniens. Antipater se sauve en Thrace , auprès de son beau-père Lysimaque. Démétrius reste maître alors de la Macédoine ; de la Thessalie^ de la plus grande partie du Péloponèse, de Vile d'Ëubée,de Mégare et d'Athènes, dans la Grèce centrale. Il ajoute la Béotie à ses possessions , après avoir pris deux fois Thèbes, levé des contributions sur le pays, nommé un gouverneur général et mis des garnisons dans les villes^ 293-291. L'année suivante, il envahit l'^tolie, et, en 289, Gorcyre. Il commande alors à la Grèce entière, excepté à l'Épire, à Sparte et à quelques villes du Péloponèse.
Concurrence de Pyrrhus ^ imprudence de Démétrius. — 289 Pyrrhus, qui nourrit l'espoir de le
^30 ptuicts Dâ l'histoire ancienne.
chasser de la Macédoltlé^ ravage là Thessâliê, taille en pièces son armée d'étoile , d^livl*e cette coiit!*ée, et, pal» ses brillants exploits, se fait de tiombreiix partisans parmi les Macédoniens. Démétrins les aigrit, au contraire , par ses hauteurs , son luxé , et ses refus de rendre la justice. Il indispose également les Grecs par ses procédés tyranniques 5 pendant deux ans , il retient les ambassadeurs athéniens sahs leùt* donner de réponse , quoique , de tous les Grecs , les Athéniens soient ceul^ qu'il considère davantage.
DêfnétriUÈ teUt reconquérir éH Asie tes étals perdue par son père. — 288. En préSeftce d'tin rival redoutable , de sujets mécontenta , 11 tbrme le projet Imprudent de reprendre à Lysinlâquë , à Séleufcus et à Ptolémée, les diverses provinces asiatiques qui formaient le royaume d'Antigone avant la bataille d'Ipsus. Il construit cinq cents galères dans les chantiers de Chalcis , de Corintbe , de Pellà , et rassemble cent dix mille soldats.
Ligue de Lysimaque, SéleUcUiy Ptolefnéè, P^rrhw, contr'e Démétrius : ses pertes , sa captivité, id ihort. — Lysimaque, Séleucus, Ptolémée, Pyrrhus, forment une nouvelle ligue et l'attaquent, t^tolèmée débarque en Grèce et la fait révolter contre lui. Lysimaque pénètre en Macédoine par la Thrace, Pyrrhus par l'Épire. L^armée macédonienne , dès longtemps mécontenté , passe sous lès drapeaux de Pyrrhus. Pyr-