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318 PRECIS DB l'hisIoire ancienne.
qui , dans leur folie , souhaitaient se séparer de la ligue aehéenne, n'attéUdaieiit plus qu'un signe de Rome pour se porter à un soulèvement. Attentif jusqu'au bout à ne combattre autant que possible ((u'un ennemi à la fois , le sénat remit la perte des Âchéens après la mille de Persée, qu'il méditait alors (1).
$ %. — ul la suite de la guerre contre Persée, les Remim anéantissent la puissance de la Macédoine et de VÉpire^qui Cessent d*etnsier en corps de nation. V asservissement de ce$ dewt pays, après celui de l'Mtolie, 6te auœ Grecs lé¥^Mé de leurs moyens de résistance en cas d'attaque ulti^iewts de to part de Rome.
Philippe avait jugé avec raison qu'une lutte nouvelle ooûtre Home était inévitable, puisque la Macédoine n'était pas endore esclave. Il avait utilement employé^ dans le silence et le secret^ ses dernières années à repeupler ses états , aguerrir vingt mille soldats, faire un amas considérable d'argent et d'armes pour la formation d'une nombreuse armée, se ménager enfin au besoin les services mercenaires de cent mille Thraces et Bastarnes. Persée lui succéda en 178. Pendant les sit premières années de son règne, il travailla, avec beaucoup d'adresse, à pré-
Ci) Polybe, Ambaasad. , 41 , 42 , 43 , 46 , 47, 61 , 52 , 58. Tite- Live, 1. XXXV, c. 33-39 ; 1. XXXVI, c. 31-36 ; 1. XXXVIU, c. 30- 35; l. XXXIX, c. 33, 35, 36, 37, 48-51. Plutarque , Vie de Philopœmen et de Flamininus.
LIGUE ACHBBKIIK ET rSHtEB. 319
parer le rétablissement des rapports entre la Macédoine et la Gi^ce y jadis rompus par Flaminlnus. La majeure partie des Orecs avait ouvert les yeut sur la politique romaine^ et était disposée à aider le roi de Macédoine y au moment de sa rupture avec Rome. Elle eut lieu en iTi. Hais, frappé de Iftches terreurs en pi^ésence du danger^ il n'osa achever la victoire commenoée aux bords du Pénée. Son avarice le priva du secours intéressé des Bastarnes et des Thraces, et le manque de forces suffisantes lui ravit à son tour quatre fois Toccasion de soulever la Grèce. Il prétendit défendre la Macédoine comme une forteresse, avec ses montagnes et ses fleuves, au lieU de la défendre avec deux cent mille brisis; il y réussit trois ans. Mais les défilés de la Macédoine y pour être dif« ficiles, n'étaient pas impraticables : Marcius, puis Paul Emile au sud, Ânicius à l'ouest, les franchirent enfin. Persée fut vaincu à Pydna; Gentius, son allié ^ à Bcodra. On les détacha des chars des triomphateurs pour les plonger dans les cachots, où ils subirent une mort lente et cruelle (I).
(1) Tite-Live, 1. XXXVI, c. 33; 1. XXXVm, c. 2, 3; 1. XXXIX, c. 23, 24, 25, et les notes des commentateurs, c. 23-29, 33, 34, 47, 48, 53; 1. XL, c. 3-16, 23, 24, 54-58; 1. ^U-XLIV. Polybe, Amhassad., 40, 42, 44, 46, 48, 50, 60, 61, 62, 68, 89, 74, 85, 66, 87. Fragm. dans Vallois, Exemples de Vertus et de Vices. Plutarque. Vie de Paul Emile. Florus, 1. H. Velleius Paterc, 1. 1 , c. 10.
320 PRÉCIS DE l'histoire ANCIENNE.
La Macédoine et Tlllyrie cessèrent d'exister en corps de nation et furent partagées , la première en quatre, la seconde en trois districts indépendants les uns des autres; défense fut faite , sous peine de mort , aux habitants de chaque district, de communiquer avec ceux du district voisin et avec l'étranger. Tous les grands furent exilés en Italie , pour ôter les chefs aux soulèvements nationaux, possibles et à venir.
S XI. — le sénat, a/près la guerre de Persée, enlève aux républiques grecques, par les plus odieuses mesures, la disposition de Vautre moitié des forces de la Grèce,
Ces deux royaumes dissous ^ le sénat épuisa par les plus violentes mesures la force des républiques grecques, avant de leur porter le coup mortel. Dans rÉpire, il détruisit en un seul jour soixante-dix villes, et réduisit cent cinquante mille hommes en esclavage ; il ruina également de fond en comble plusieurs cités de la Thessalie. Il permit et favorisa l'assassinat du sénat setolien. Il arracha à leur patrie , à leurs &milles^ à leurs biens, les principaux citoyens de r^Etolie, de TAcamanie, de laBéotie, de TAchaïe enfin, au nombre de mille; il les envoya subir en Italie un jugement : l'accusation portait qu'ils avaient été, soit ouvertement, soit dans le cœur, partisans de Persée. Jusqu'alors les premières charges des diverses républiques avaient été remplies tantôt par ses