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A^l"! PRECIS DE L^UiSTOiaE ANCiENNIi:.
louses de ses succès, massacrent inhumainement les Juifs qui se sont réfugiés sur leurs terres. Pendant que Macbabée s'éloigne de la Judée pour tirer vengeance de cette perfidie, ses frères Joseph et Azarias se portent imprudemment contre la place de Jamnia, et perdent deux mille hommes dans une sortie que font les assiégés. Cette pçrte est compensée par la mort déplorable du cruel persécuteur des Juifs ^ AntiochusÉpiphane, et par plusieurs avantages considérables qui sont le fruit du courage infatigable de Judas Macbabée^ 164.
Le successeur d'Ëpiphane, Antiochus Ëupator, monté fort jeune 3Ur le trône, est livrée ainsi que son royaume , aux conseils et à Tinfluence de Lysias. Ce dernier, témoin de tant de victoires remportées par les Juifs, penchait pour le parti de la paix ; mais les gouverneurs des provinces continuent la guerre et éprouvent de nouvelles pertes. Le roi lui-même est ainsi entraîné à combattre malgré lui, et entreprend en personne des hostilités qu'il est obligé de suspendre pour s'opposer aux prétentions d'un rival de son trône , Démétrius Soter, qui le lui ravit avec la vie. Une nouvelle guerre commence, et le défenseur de la Judée triomphe à la fois des embûches du traître Alcime et des derniers efforts de Nicanor, qu'il défait et qu'il tue à Béthoron, non loin de Samarie, 16i. Une Chance conclue avec Rome semble assurer la
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tranquillité et l'indépendance des Juifs , quand Démétrius, pour effacer la honte de ses revers, charge Bacchide et Alcime du soin de sa vengeance. Judas, trop confiant dans son courage , marche à leur rencontre avec une poignée de soldats, et reçoit le coup mortel au milieu de son triomphe.
La mort de ce grand homme porte en tous lieux la douleur et la consternation , et favorise le succès des Syriens. Jonathas , un de ses frèsres , lui succède. Il éprouve des revers qu'il eût difficilement réparés par son courage et par sa constance , si Démétriuô , menacé par Alexandre Bala , ne lui eût accordé la paix et la permission de rentrer dans Jérusalem, dont Alcime s'était rendu maître, i53. Il est recherché par Alexandre Bala, qui le reconnaît comme grand prêtre et comme généralissime de la Judée. Revêtu de ce double titre , il consolide son autorité à la faveur des troubles de la Syrie, reprend la forteresse d'Acra, construite en 168 par Apollonius ; mais il ne sait pas éviter les pièges de Tryphon, gouverneur d'Antioche, et périt, à Ptolémaïs, avec ses enfants et mille hommes de sa suite ^ 144. Aussitôt un autre frère de Judas Machabée prend en main les rênes de l'état, et, autant par ses alliances que par ses propres forces , il soutient la gloire de sa famille, et est proclamé, 143, par un assentiment unanime , prince et chef de la nation juive. Simon agrandit et fortifie Joppé sur la mer, et
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réduit par la famine la garnison syri^ne qui était restée maîtresse de la citadelle de Jérusalem. Les Jui& y reconnaissants de tant de bienfaits y rendent héréditaire dans sa famille la double autorité cpi'il exerce. Un décret solennel , déposé dans les archives du temple , consacre le souvenir de cette révolution politique et la délivrance de la Judée , qui semble définitive, 141 (1).
La république romaine se montre favorable à l'élévation de Simon; le roi de Syrie, Antiochus Sidétès, recherche son amitié. Cependant de grandes infortunes lui sont réservées, ainsi qu'au peuple qui lui doit sa prospérité et une partie de sa glou-e. Trompé par les perfides protestations de Ptolémée, son gendre et gouverneur de Jéricho, il est égorgé, dans un festin, avec deux de ses fils, Maihatias et Judas; Jean Hyrcan n'échappe à ce piège aflfreux que pour voir périr aussi misérablement sa mère et deux autres de ses frères. Jérusalem est bientôt après assiégée, et les habitants redeviennent tributaires des Syriens. Mais, après la mort d' Antiochus Sidétès, 130, ils recouvrent
(1) Yoyex . pour Vhistoire des Machabées , outre les Uvres de l'Ancien Testament qui portent leur nom, VUisUnre des Juifs, par Prideaux (X1I« liv.), ouvrage plein de recherches, d'après lequel les auteurs de l'Art de vérifier les dates ont composé l'article des Juifs, depuis la décadence des royaumes de Juda et d'Israël jusqu'à la naissance du Christ.
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leur indépendance et subjuguent les Samaritains et les Iduméens. Les guerres intestines de l'Egypte et de la Syrie laissent respirer Jean Hyrcan^ qui , pendant un règne de vingt-neuf ans , accroît considérablement ses richesses et sa puissance. Tout réussit au dehors à ce prince ; et, au dedans, son autorité n'est troublée que par la préférence qu'il accorde aux Sadducéens sur les Pharisiens. Le peuple partage le ressentiment de cette dernière secte, et cette inimitié devient dans la suite la cause de troubles funestes. Il meurt Fan 107 avant J.-C.
Aristohuk /*^, l'aîné de ses fils, lui succède dans la grande sacrificature et dans le gouvernement de l'état. Dès qu'il voit son pouvoir bien affermi , il prend le diadème et le titre de roi , que n'avait osé porter aucun de ceux qui avaient gouverné la Judée depuis la captivité de Babylone. H fait mourir dans une dure captivité sa mère, pour avoir réclamé l'administration suprême, en vertu du testament de Jean Hyrcan. Il charge de fers trois de ses frères, partage l'autorité avec le quatrième, Antigone, qui périt victime de la jalousie^ de la reine Salomé. Aristobule meurt de désespoir en apprenant l'erreur funeste qui lui a fait ordonner le meurtre d'un frère chéri, 106.
Alexandre Jannée, 106-79. — Ce prince est à peine monté sur le trône, qu'il fait périr un de ses frères,