ETC., CHEZ LES GRECS. A
de profit à le produire auprès de princes , avides de louanges et prodigues de récompenses y que chez des peuples pauvres et opprimés^ qui n'excitaient plus l'enthousiasme poétique depuis qu'il ne leur restait que le souvenir de leur gloire , de leur liberté et de leur puissance. Alexandre P^tolien, Philetas de Cos, qui florissaient sous les premiers Ptolémées , ont joui, chez les Grecs et chez les Latins, d'une grande estime que justifient les fragments de leurs poésies, où régnent en effet de la grâce et de la facilité. Lycophron de Ghalcis est célèbre par l'obscurité de son style et de ses pensées; cependant sa Cassandrey qui a exercé la sagacité de tant d'érudits^ et qui tient à la fois de l'épopée et du genre lyrique , est un ouvrage précieux pour tous les documents qu'il fournit à l'histoire et à la mythologie. Callimaque de Cyrène (i) est le plus célèbre de la pléiade poétique qui, sous le règne de Ptolémée Philadelphe, brilla d'un grand éclat à la cour d'Alexandrie. Disciple du granunairien Hermocrate , il fonda lui-même , dans la capitale de l'Egypte , une école où il eut pour auditeurs Ératosthène^ Apollonius de Rhodes, Aristophane de Byzance, Philostéphanus ^ et un de ses propres esclaves nommé Ister^ auteur de divers ou-
(1) Elegiam vacabit in manus samere, cujus princeps habetur Callimachus. Quintilianus , 1. X , chap. 1 .