‹ Précis de lh́istoire ancienneChapitre 9 sur 76 · CYRUS LE JBUNB BT LES DIX MILLE · texte numérisé non relu

CYRUS LE JBUNB BT LES DIX MILLE

preMer les levée» dans toute l'étendue de son empire,

Marche de Cytu$ à travers VAm Mineure. — Cyrus part de Sardes avec son armée , 40i . Il traverse la Lydie, la Grande-Phrygie, en remontant au nord jusqu'au marché des Céramiens en Mysie, le reste de la Phrygie, la Lycaonie^ la Gappadoce. Syennesis, roi tributaire de Cilicie^ lui livre les Portes de Cilicie qu'il pouvait focilement défendre contre lui, des sommes énonnes d'argent et des soldats auxiliaires; tandis qu'il envoie son fils à Artaxerxès pour lui faire connaître le nombre des troupes et les desseins de Cyrus, et s'excuser d'avoir cédé à la force. C'est avec cetie lâcheté et cette duplicité que la cour de Perse est partout servie. Cyrus traverse la Cilicie , et abandonne le pillage de Tarse à ses soldats. Toutefois les merc^aires grecs, effinyés de la longueur et de la difficulté de la route qui leur reste à parcourir, des f(»?ces rassemblées contre eux par Artaxerxès , se révoltent sur le prétexte qu^ils n'ont pas été enrôlés pour faire la guerre au roi , et qu'ils viennent seulement d'apprendre qu'on les conduisait contre lui. Cyrus proteste que sqs armements ne regardent que le satrape de Syrie. Ce mensonge et une augmentation de paye lèvent leurs scrupules et permettent à Cyrus de les conduire à travers le reste de la Cilicie jusqu'à Issus. Là , il reçoit un renfort de Lacédémo-

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niens conduits par Gtiirisophe , et il trouve sa flotte. Il était alors arrivé à Textrémité de l'Asie Mineure : son titre de gouverneur général, qui n'avait pas même été révoqué par Artaxerxès et par ses ministres, lui avait partout frayé la route et aplani les obstacles.

Marche de Cyrus dans la Haute Asie, Bataille de Cunaxa. — II n'y avait moyen de pénétrer dans les provinces de la Haute-Asie que par mer, ou bien par les Portes de Syrie , où une poignée de soldats déterminés pouvait arrêter et même écraser une armée. Mais le gouvernement central et le gouvernement local de Perse, également vicieux, également imprévoyants, conspirent pour Tennemi. Ni une flotte phénicienne ne dispute le passage à la flotte de Cyrus, ni aucun corps de troupes ne défend contre lui les Portes Syriennes. L'ordre qu'il avait donné à sa flotte d'embarquer une partie de ses soldats et de les transporter au delà du défilé devient inutile. Abrocomas, qui disposait de trois cent mille soldats, lui abandonne les Portes de Syrie, comme Syennesis avait abandonné les Portes de Cilicie. Il entre dans le riche pays de Syrie et dans les provinces de la Haute- Asie, il pénètre au centre de l'empire, sans avoir rencontré un seul ennemi à combattre : la fatigue seule lui a fait perdre quelques centaines d'hommes. Sa marche et sa subsistance sont désormais si

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