LB8 MORALISTES
Buîvré de chapitres sur les caradhres de son siècle; d'édition en édition, il augmente la paitie originale de son livre. — Il ne faut pas chercher une suite dans ses seize chapitres ; La Bruyère veut plaire par la variété et par Virrvpré^M. — H excelle dans la peinture des portraits, — Il n'a pas de système. U veut corriger l*hoinme par la solidarité, la charité^ le sentiment des devoirs de son état, la piiiéy etc. Par la hardiesse de quelques passages, La Bruyère devance les politiques et les économistes du xviii<i siècle. — Son style est d'une perfection parfois trop savante, et Varij ohes lui, fait trop souvent oublier la solidité du fond.
Tous les écrivains du grand siècle, quelque genre qu'ils traitent, y enferment une rnora/c. Pourquoi donc réserve-t-on à quelques-uns d'entre eux le nom de Moralistes? — On appelle ainsi ceux qui « traitent des mœurs, non parmi d'autres choses, mais à part, et comme sujet unique •. (.\ isard.)