IV. » Après Molière
Après Molière, il suffit de citer deux écrivains comiques (puisque nous rattachons Dancourt et Regnard au xviiii* siècle) :
Boursault (1638-1701). — De ses comédies, assez nombreuses, on peut retenir le Mercure galant (1683), Ësape à la viUe (1690), Ésope à la cour (1701) (1).
Baron (1653-1729), célèbre acteur de la troupe de Molière, est l'auteur de VHomme à hmnes fortunes (1686) ; Moncade, sorte de Don Juan nouveau, est, avant le Chevalier à la mode, un type significatif.
Constitution de la Comédie-Française (1680). — Molière mort, la troupe, dont sa veuve avait pris la direction avec le comédien La Grange, fut forcée de quitter la salle du Palais-Royal, dont s'emparait Lulli (mai 1673). Elle s'installa rue Guénégaud ; la troupe du Marais vint la rejoindre et fusionna avec elle. Enfin, le 23 juin 1680, une ordonnance du Roi réunissait aux comédiens de la rue Guénégaud ceux de l'Hôtel de Bourgogne. La Comédie-Française était fondée ; elle devait, à travers de nombreuses vicissitudes et de fréquents déplacements, subsister jusqu'à nos jours, et conserver le dépôt des grandes traditions scéniques.
(1) MorcMLUt choisUt 1** cycle, p. 252.
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