BOILEAU. — LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES
SOMMAIRE
1* BoUeau (1636-1711), d*une famille de petite robe, a une fortune indépendante, et écrit librement. Il lit d'abord en société ses premières Saiirea^ publiées en 1666 ; pois les Epttrea^ VAri poétique et le LiUrin. Il survit à tous ses amis.
2* On doit établir ayec soin la chronologie des Satires et des Épîtres, pour bien en BeRtirVactuatité,— Les satires bourgeoises sont souvent d*un réalisme pittoresque; les satires morales sont les plus faibles ; les Satires littérmres sont, à leur date, destioées à discréditer de mauvais auteurs à la mode, et à imposer au public les grands génies restés classiques.
S^ VAri poétique n*a paru qufaprès la plupart des chefs-d'œuvre du siècle. Boileau enregistre et codifie le t bon usage > des écrivains de génie. — La critique historique lui manque absolument.
4,9 Sa doctrine peut se ramener aux formules suivantes : rieth West beau que U -trai, le vrai senA est aimaVte ; — aimes la ravon ; ~- l'imitation des anciens. ' 5** L'admiration un peu exclusive des grands écrivains pour les anciens amène one réaction. Ch, Perrault, en 1687, célèbre le siècle de Louis le Grand conmie égal à oeux de Périclès et d'Auguste. Boileau proteste. — La querelle se renouvelle, i propos d'Homère, entre M°^* Dacier et La Motte. — Des deux côtés la question est mal posée ; mais les modernes triomphent, et l'idée de proffrès animera tout le zvnz^ sièele.
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