MONTESQUIEU
7 renaît ; c'était une réaction nécessaire contre la liberté ou le libertinagre de la R^fence. D'autre part, son salon est moderne ; les ancieM y sont raillés finement sans doute, mais on s'oriente franchement vers une littérature nouvelle. La Motte, Fontenelle, le marquis d'Argeoson, l'abbé de Saint-Pierre, Montesquieu, Mariyaux,le président Hénault,M^^ Delaunay, furent ses principaux habitués.
M"^ de Lambert, moins grande dame en cela que M°^ de Rambouillet, ne résistait pas à la tentation de lire à ses invités ses propres ouvrages. Elle laissa paraître, en 1726 et 1728, ses Avis d^une mire à son fils et ses Avis d^une mère à sa fiUe, puis différents traités Q* Amitié^ la VieiUesse)t des portraits, dfis discours, etc., qu'elle avait composés pour son salon.
M»* de Tencin (1681-1749). — C'est en 1726 que M<»« de Tencin commença à recevoir dans son hôtel de la rue Saint-Honoré ; ce salon n'eut tout son édat qu'après la mort de W^^ de Lambert (1733). Le ton en est plus libre et la société y est plus nombreuse et plus mêlée. Qe n'est plus, la prédoeité qui y règne, mais déjà la philosophie.