VII. — Les ArtB el les Sciences
Après l'école de David, le romantisme éclate dans le Naufrage de ia Méduse, de Gébigault (1819), et bientôt il trouve ses repi;ésentants les plus complets dans le peintre Eugène Delacaoix et le sculpteur David d'ANGERS. Une réaction classique se fait avec Ingres.
Vers le milieu du siècle, on revient à la peinture d'iiistoire, plus exacte et moins vivante, avec Horace Vernet, Paul Delaroche ; à la peinture exotique, et en particulier à TOricnt (mis à la mode par les poètes), avec Decamps. Enûn, triomphe le paysage, le vrai ; là encore, c'est Tinfluence littéraire qui détermine Tart : Millet, Dupré, Rousseau, Daubigny, Corot font des paysages qui sont « des états d'âmç ».
Mais il faut noter aussi Tinlroduetion du réalisme dans l'art : après 1848, Courbet est le Balzac de la peinture» comme Man^t, un peu plus tard, sera son Emile Zola.
Et, vers la fin du siècle, la personnalité puissante et étrange de Puvis DE Chavannes se dégage presque en même temps que les tendances tymbolistes de la poésie.
Les Sciences. — Le développement scientifîque du xix* siècle, que Ton y cherche les grandes découvertes ou leurs applications, est si grandiose et si complexe, qu'il suffit de rappeler quelques noms qui ont particulièrement agi sur les esprits : Le Verrier, Ampère, Aa\G0, Çhevreul, Pasteur, Claude Bernard, etc. A l'étranger, Darwin et IliECKEL posent le problème du transformisme. Et toutes les sciences économiques sociales, critiques, sont atteintes et modifiées par les nouvelles méthodes.
Quant aux applications des sciences, elles créent une rapidité dans réchange des communications, qui influe également sur la société, et toujours dans le sens de la curiosité satisfaite plus v^e et plus superficiellement.