IV. — Le Symbolisme
L'histoire de l'art se compose d'une suite de réactions. Après le fîomofifûme, le Parnasse ; après les Parnassiens^ les Symbolistes, Geux-K:i accusent non seulement Th. Gautier, Leconte de Lisle, J.-M. de Heredia, d'être trop matérialistes^ et d'attacher à la forme un prix excessif ; mais les Sully Prudhomme et les Ck)ppée leur paraissent également étouffer la pensée ou le sentiment sous la lourdeur et sous la précision du vers.
Pour Paul Verlaine (1844-1896), la poésie n'est plus qu'une musique, imprécise, aux rimes capricieuses, sans « composition », sans « éloquence ». Verlaine était poète de race, et sa sensibilité maladive, qui va du cynisme inconscient à la plus suave religiosité mystique, lui a inspiré quelques morceaux admirables dans ses Poèmes satumienst ses Romances sans paroles, et surtout dans Sagesse (1).
Stéphane Mallarmé (1842-1898), qui passe pour le chef et le théoricien du symbolisme, est plus difficile à comprendre. Poète d'un réel talent, il eut le tort de fuir la clarté et la précision ; et si ses défauts mêmes ont du charme, les exagérations de ses disciples ont jeté le ridicule sur toute l'école. Ses morceaux les plus célèbres sont : V Après-midi d^un Faune^ les Fenêtres, VAxur.
Parmi les poètes contemporains qiû se rattachent à la fois au Parnasse et au Symbolisme, il faut encore citer Albert Samain (1858- 1900), auteur du Jardin de V Infante et du Chariot d'Or; — M. Jean RiCHEPiN, dont Touvrage le plus original est La Chanson des gueux ; — M. Henri de Régnier (Les Jeux rustiques et divins, Les médailles d'argile, etc.);— M Francis Jammes (De V Angélus dé Vaube à VAngdus du soir, Les Géorgiques chrétiennes,)
(1) Cf. p. 360. Morceaux ehoitii, p. 1384. (MS Mmceatu dM«w, S* eytU, p. 1000.
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CHAPITRIfi V LE DRAME ROMANTIQUB
SOHMAIRB
!• lit Dnmê lomtntiqM trt une oombinaison da mUodrome «t d* U <niff<Me hittanque.^ La <A^one en est exposée par V. Hugo dans la Préftee de CnmweU (1827) : abandon des unités, mélange des genres, union du sublime et du grotesque, versification plus libre.
2^ Victor Hugo donne OromweU (1827), Marion Delorme (1829), Bemani (1830), etc. Les Burffraves (1843) n'obtiennent qu*nn demi-succès ; V. Hugo renonce au théâtre. — Ses drames sont assez faibles par Vadion et par les earacUn9: ÛB se rachètent psr la poésie,
8<* Dumas pèn fait jouer, en 1829, Henri III et sa oour^ drame Mstorique en i^ros^ Pals 11 Tcne de plus en plus dans le mélodrame.
i* A. d» Vtgay imite Dumas dans la Mariekàls d^ Ancre (1831), mais est plus original dans Chatterton (1835), drame passionnel et pièce à thèse. Il a le premier donné une traduction inté^ale d'0/AeZZo (1829).
6* A. de Musset ne destinait pas à la scène ses Comédies et Proverbes, qui forent écrits sans souci des conventions théâtrales, mais qui se trouvèrent plus dramar tiques, au vrai sens du mot, que les pièces de Hugo. Ces comédies offrent le plue piquant mélange de vérité et de fantaisie.
é» Une réaction classique se produit, en 184S, avec laLuerdesde Ponsaxd ; mais elle dure peu, et Ponsard lui-même aboutit au drame historique [Oharhtle Corëay) tt i la comédie bourgeoise (VBotmeur el Vargent),
7* Vers la fin du siècle* on revient au drame en vers, de forma lomiM^tiquea avee lit pièces de H. D9 Bobxobr, F. Cofp6b et J. RiGBBnzi .