‹ Précis de littérature françaiseChapitre 230 sur 276 · II. ~7 DeBarante (1782-1866)i · texte numérisé non relu

II. ~7 DeBarante (1782-1866)i

De tous ceux qui prati([uèrent, en mâme temps que Thierry, Vhistoin narrative. De Barante est le plus illustre. Il publia, de 1824 à 1826, son Histoire des ducs de Bourgogne, Dans sa préface, il explique qu'il a voulu, -au moyen de chroniques naïves» de documents originaux, « composer une nam^n suivie, complète, exacte, qui leur empruntât l'intérêt dont ils sont animés, et suppléât à ce qui leur manque, t

IIL — Guisot (17a7'1874)«

Vis. — Né à Nîmes, d'une famille protestante, François Guizot fit ses études à Genive et vint à Paris faire son droit, en 1805. D commença par donner des articles moitié littéraires moitié phflosophiques ou historiques, à divers journaux. Il fut nommé,en 1812,su{^iéantdeLacretelle à la Sorbonne,puis titulaire de la chaire d'histoire ; il y étudia les institutions de la France ; ce cours fût fermé en 1822, et repris seulement en 1828, sous le ministère Martignac. La Révolution de 1830 l'interrompit de nouveau et fit de Guizot un politique (1).

Ses principaux ouvrages, en grande partie tirés ae ses cours de la Sorbonne, sont : Histoire du gouvememeni représentaHf (1822), Essais sur Vkistoire dé France (1823), Histoire de la Révolution d'AngleterreipzTUB en trois fois, de 1826 à 1856), Histoire de la civilisation en Europe et en France, depuis lachute de r Empire romatn (1828-1830), TFosAm^fon (1841), Mémoires pour servir à Vkistoire de mon temps (1858-1868).

8a méthode. — Guizot, en disciple de Montesquieu, et en libéral de l'école doctrinaire, s'applique à chercher les lois générales et les principes directeurs de la civilisation. Il découvre trois éléments de la civilisation en France : Vêlement romain, qui explique le principe d'autorité et d'organisation administrative ; Vêlement gemtain, qui est celui de l'individualisme et de rindépendance ; Vêlement chrAien, qui ^st synonyme d'égalité et d'association. De la lutte, de la combinaison, de la fusion de ces trois éléments, se forme la civilisation moderne.

Son style. — Guizot néglige, peut-être trop, la peinture pittoresque et vivante des hommes et des faits ; il écrit volontiers d'une manière sentencieuse ; il dédaigne de plaire. Cependant, sa Réoolution d* Angleterre abonde en scènes et en portraits (Procès de Strafford, Cromtoell et le Parlement, Mort de Cromwdl), et Guizot fait parfois des parallèles oratoires : Ghariemagne et Napoléon (Histoire de la civilisation, t. II, 20® leçon), Gromwell, Guillaume III, Washington (Conclusion du discours sur Vkistoire de la Révolu^

(1) Sur Guizot hommt politique, cf. p. 383.

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Han étAngteterr$). "— Ce qui le saurd de la froideur, c'est la coATietion de sa double foi religieuse et libérale, et^rardeur mesujrée mais profonde ayee laquelle il plaide pour ses idées (i)^

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