SERMENT DE LOUIS LE GERMANIQUE EN LAN&UE ROMANE
c Pro Deo amur, et pro Christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo eist meon fradre Karlo, et in adiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai qui, meon vol, cist meon fradre Karle in damne sit. •
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Traduction française.
i Pour l'amour de Dieu, et pour le commun salut du peuple chrétien et le nôtre, dorénavant (de ista die in avant), autant que Dieu m'en donne savoir et pouvoir, je défendrai {eo pour ego) mon frère Karle que voici (ct5t, du latin ecce istum), et par aide (adiudha, du latin adjutœre), et en chaque (cadhuna, dn latin quoi una) chose, ainsi qu'on doit (dift, débet) par devoir (jper dreit) défendre son frère, à la concQtion qu'il (en ce que, Sn 0 quid, o pour hoc) me fasse de même (aUresi, de alterum sic, la pareille) ; et avec Lothaire je ne prendrai aucun arrangement qui, par ma volonté, soit au préjudice de mon frère Karle que voici (1). >
Textes des x« et xi« siècles. — Du x« siècle, nous possédons la Cantilène de sainte EuUdie et la Vie de saint Léger*
Du xi« siècle, la Vie de saint Alexis, en 265 vers assonances (2).
Nous avons conservé un certain nombre d'autres Vies de Saints, qui n'ont pas la même valeur, tnais qui contiennent de ciuieux détails sur les mœurs du temps. On aboutit ainsi aux recueils de contes pieux, tels que les Miracles de Gautier de Coinci (xiii* siècle).
(1 ) Morceaux choisit, 2" cycle, p. 3>5. (t) Morctaux choint, S* cycle, p. 1«