‹ Précis de littérature françaiseChapitre 52 sur 276 · IV. — Froissart · texte numérisé non relu

IV. — Froissart

Vie. — Né à Valenciennes, en 1337, Froissarx se rendit en Angleterre (1361), auprès de la reine Philippe de Hainaut, femme d'Edouard III. Il apportait à sa protectrice un livre, qu'il avait tiré de la chronique de son compatriote Jean Lebel, et qui contenait le récit des événements de 1356 à 1360.

Après avoir visité l'Ecosse, l'ouest de la France et l'Italie, Froissart revient en Flandre, et trouve un protecteur dans la personne du duc de Brabant, Wenceslas, qui lui donne, en 1373, la cure de Lestines, en Hainaut. A cette époque, il est également protégé par Robert de Namur, marié à la sœur de la reine d'Angleterre. C'est alors que Froissart compose, pour Robert de Namur, le premier livre de ses Chroniques^ en 1378. — Après la mort de Wenceslas, en 1383, Froissart trouve un nouveau patron en Guy de Ghatillon, comte de Blois, qui le nomme chanoine de Ghimay et l'attache à sa personne en qualité de chapelain. Le comte de Blois était un ami de la France ; il balança dans l'esprit de Froissart l'influence anglaise de Robert de Namur. Froissart, en 1386, accompagne Guy dans ses voyages.. En 1388, il part pour le Béarn ; il veut amasser de nouvelles informations, à la cour de Gaston Phébus, comte de Foix. Le voyage de Valenciennes à Orthez est long, mais Froissart en proûte pour interroger toutes sortes de témoins ; c'est là qu'il peut être comparé à une sorte de reporter. A Orthez, où Gaston tient sa cour, Froissart reste trois mois. Il part en février 1389, tevient par Avignon, puis par l'Auvergne, où il assiste aux noces du duc de Berry et de Jeanne de Boulogne. En août, il est à Paris, pour l'entrée solennelle d'Isabeau de Bavière.

En 1395, il retourne en Angleterre, passe trois mois à lanceur, et revient à Valenciennes pour y achever son quatrième livre. — En quelle année mourut Froissart ? On donne la date de 1410 ; mais dès 1404, on ne trouve plus de lui aucune mention.

Lef CSuoniques de Froissart. — Il est impossible de faire une analyse d'an ouvrage aussi tonfEn. Nous devons nous contenter d'indiquer, livre par livre, les passage* ies pins remarquables et leg pins tonvént eitég.

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