LB SERMON
Duia on proloftw, Froîsiut Ikit Vtiiygt de proutate, st inTÎU faiiu lu ItniiM ab^ nlian i lin md Utts poar ippreudra i, devenir pma (I).
L» premier lin'i sompmd 1« Tiiàt des JTénemento de 13ZS 1 1378 Podt tout* an* p*rtiB antérieim aux tiiti eontempoTuni, Proissart s'«ft eerri des ChiomqaM dt Jeu Lebel. Hua il a remuûi deux foie m promici lim, dont U dernière Mtatian. faite après 1*00, est la plnt impartiale.
» CSroniquei dt FrôûM
tt chaMi, ï* cttJb, p. tOS.
(I) M>rc«< (S) MmHn O) Msreuux cAoitû, !• cjcla, p. 1 10.
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dM Trente, 1361 (oh. Lxxn) ; — la bataille de Poitiers, 1356 (eh. Lxxvm) (1) ; — l'histoire d*Étieniie Marcel, et sa mort, 1358 (oh. txxx) ; — la bataille de Cooherel 1364 (eh. Lxxxvin) ; — le sac de Limoges, 1369 (ch. cccxvi).
Le deuxième livre comprend les événements de 1378 à 1385. — A signaler : la cMèbre histoire des routière^ et de leur chef Mérigot Marchés (ch. xxvn) ; — cette histoire se oontinne au livre III (ch. xiv); — le récit des troubles de Flandre, 1382 (ch. Ln-Lin) ; — la révolte de Wat Tyler en Angleterre, 1381 (ch. ovi-cxn).
Le troisième livre comprend les événements de 1385 à 1388. — Les épisodes les plus remarquables sont : le voyage de Froissart en Béam et son séjour à la Cour d*0rthe2 (ch. n à xvzn) ; — en particulier, la mort tragique du jeune fils de Gaston Phébus (ch. xm).~
Le qtiairième livre comprend les événements de 1388 à 1400. — Â signaler : les exploits des chevaliers françab aux joutes de Saint-Sugelleberth, près de Calais (oh. ▼ et x) ; — la prise du ohflteau fort de Mont-Ventadour (ch. x) ; la mort de Gaston de Foix (oh. zz); ^ le dernier voyage de Froissart en Angleterre (oh. xl), etc.
Valeur liistoriqa& de Froissart -^ Froissart est le premier qui ait voulu « ressusciter » la chevalerie, awt ses exj^oits, ses fêtes, et surtout sa prbuesse. Sur les faits dont il n*a pas été le témoin oculaire, il sait interroger ceux qui y ont pris part, et il se documente si bien qu*îl reconstitue la vie du passé. Et quand il est lui-même mêlé aux événements, il enregfistre tous les détails avec autant de sûreté que de curiosité.
Ses qualités et ses défauts viennent des conditions mêmes dans lesquelles il a rédigé ses Chroniques. Ne lui demandons pas autre chose que des narrations^ plus ou moins bien liées, d'une exactitude tout extérieure. Au fond, il est à la fois crédule et indifférent. SHl nous donne un tableau très animé et très amusant d'une société qui va bientôt se transformer et disparaître, il ne s'élève jamais, en un sujet pourtant si grave et si fécond en grandes leçons, jusqu'à la philosophie de Thistoire.
Valeur littéraire de Froissart. — Mais c'est un grand artiste. Sans dtfute nous ne connaissons guère, par ses (ioniques, les sentiments du xrv* siècle; msds du moins la physionomie des personnages, leurs gestes et leurs paroles, leurs costumes, leurs châteaux, tout revît sous nos yeux. Et dans cette abondance de détails, point de confusion ; chaque trait, chaque touche, chaque nuance est à sa place. Jamais palette ne fut plus riche, ni main d* enlumineur plus sûre.