‹ Précis de littérature françaiseChapitre 75 sur 276 · CHAPITRE V TRADUCTEURS ET ÉRUDIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE V TRADUCTEURS ET ÉRUDIT

SOMMAIRE

1« Amyot (1618-1593) enseîjpia d'abord le grec et le latin à rUniyersité de BourgeB, puis fat chargé par Henri II d'une mission au Concile de Trente, et séjourna doux ans à Romi. A son retour, il fut choisi par le Roi comme précepteur de ses deux fils (Charles IX et Henri III). C'est alors qu'il publia sa traduction de PJutarque,

La traduction des Vies de Flutarque, qui n'est pas toujours très exacte, eut pour mérites : de proposer à cette génération active et passionnée, de beaux exemples d'énergie humaine ; de choisir ces exemj^es dans l'antiquité, en dehors et au-dessus des parais ; et de les présenter en un style aimable et simple (Amyot crée le bon Flutarque). — Amyot oblige lakmpue française à exprimer les faits et les sentiments les plus yariés, et à enrichir son yocabulaire.

2° Les Emdits. — Henri Bstienne^ fils du célèbre imprimeur Robert Estienue, publie en 1566 un pamphlet : Apologie pour Hérodote, et en 1572 son dictionnaire grec {Thésaurus linguœ grcecœ',. Dans d'autres ouvrages, il défend la langue française eontre l'italianisme.

Etienne Pasquier donne en 1561-1570 ses Recherches de la France. -^ Claude Fauchet publie les Antiquités gauloises et françaises (1579).

8° Les Ecrivains soientifique?. — Les principaux sont : Bernard Pàlissy, qui est an précurseur de nos grands géologues modernes ; — Anibroise Paré, chirurgien, qui expose en français le résultat de ses recherches et l'histoire de ses campagnes ; — Olipierde Serres, qui publie en 1600 son Théâtre à^ agriculture,

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