‹ Précis de logique élémentaireChapitre 36 sur 51 · BU TÉMOIGNAGE DES HOMMES · texte numérisé non relu

BU TÉMOIGNAGE DES HOMMES

nous fier au rapport des sens est en mainte circonstance raisonnablement irrésistible.

On peut ajouter à cela qu'il y a des cas, où ( ce qui est impossible ) l'erreur de celui qui se tromperait en se fiant au rapport des sens serait imputable à Dieu même*

508. Pour résoudre les objections qui se font contre ce critérium , il importe de ne perdre de vue aucune des considérations présentées dans ce §. En effet , dans toutes ces objections , ou on oppose des choses qui ne réunissent pas toutes les conditions , ou bien on prétend que l'esprit , ne voyant que la modification qu'il éprouve lui-même intérieurement à l'occasion d'une impression sensible , ne saurait juger avec assurance de l'objet extérieur ; comme s'il n'était pas raisonnable , naturel et nécessaire de juger d'après l'effet intérieur de la cause extérieure qui le produit.

509. De tout ce qui précède il suit : 1^ que ce grossier idéa-:* lisme, qui nie ou met en doute l'existence des corps, conduit au scepticisme ou plutôt n'est qu'un scepticisme déguisé. 2^ Qu'an homme peut acquérir une véritable certitude par le seul rapport de ses propres sens. Mais Z^ qu'un rapport purement individuel est insuffisant par lui-même pour terminer une controverse. 4*» Que le rapport des sens peut nous donner la certitude d'un événement surnaturel (d'un miracle) aussi bien que d'un événement naturel, puisqu'ils ne diffèrent l'un de l'autre que par leurs causes , et ce n'est pas le rapport des sens qui décide si une cause est naturelle ou surnaturelle.

§iv.

Du témoignage des hommes.

310. On appelle fémoî^na^e la déclaration d'une ou de plusieurs personnes sur une chose qu'elles rapportent comme leur étant connue, et iémotn la personne qui fait une telle déclaration.

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