La plupart des noms propres d'ap
* En pareil cas, la qualité co-dénominative de Tindividu est extra-générique et peut même devenir, en se perpétuant et se fixant dans sa postérité, le point de départ d'un nouveau genre.
l6 LES CONDITIONS DU RAISONNEMENT
parence simple impliquent un terme générique sous-entendu qui les range dans la catégorie des noms propres complexes.
Exemples : Pyrrhus, c'est-à-dire (l'homme) Roux ; la (rivière) Furieuse ; Argos, la (ville) Blanche ou la Brillante, etc.^.
^ A une époque où la linguistique scientiiique était encore à naître, BufTon, ainsi que l'atteste le passage suivant, a merveilleusement pressenti les conditions sur lesquelles repose Téconomie logique du langage :
« Les hommes ont commencé par donner différents noms aux choses qui leur ont paru distinctement diftércntes ; et en même temps ils ont fait des dénominations générales pour tout ce qui leur paraissait à peu près semblable. Chez les peuples grossiers et dans toutes les langues naissantes, il n'y a presque que des noms généraux, c'est-à-dire des expressions vagues et informes de choses du même ordre, et cependant très différentes entre elles : un chêne, un hêtre, un tilleul, un sapin, un if, un pin n'auront d'abord eu d'autre nom que celui (Varbre, ensuite le chêne, le hêtre, le tilleul se seront tous trois appelés chêne, lorsqu'on les aura distingués du sapin, du pin, de l'if, qui tous trois se seront appelés sapin. Les noms particuliers ne sont venus qu'à la suite de la comparaison et de l'examen détaillé qu'on a fait de chaque espèce de choses. On a augmenté le nombre de ces noms à mesure qu'on a plus étudié et mieux connu la nature : plus on l'examinera, plus on la comparera, plus il y aura de noms propres et de dénominations par-