‹ Précis de logique évolutionniste: l'entendement dans ses rapports avee le langageChapitre 25 sur 79 · LES QUALITÉS. LES RELATIONS · texte numérisé non relu

LES QUALITÉS. LES RELATIONS

dique et raisonné qui permette à la mémoire d'en prendre possession dans un ordre déterminé. Aussi la connaissance ne s'achève- t-elle que par la notion, venant après celle des qualités proprement dites d'un objet considéré isolément, de ces mêmes qualités considérées dans des objets différents, c'est-à-dire de leurs relations. On appelle, en effet, relation la ressemblance qu'ont entre elles les qualités de deux ou de plusieurs objets différents. Il faut remarquer pourtant qu'en raison du caractère variable des conditions sur lesquelles repose la manifestation des qualités, cette ressemblance n'est jamais parfaite : en réalité, il y a autant de qualités différentes que d'objets qualifiés. Seulement, on réunit en un même groupe celles qui sont voisines les unes des autres, et l'on en fixe autant que possible ridée et les nuances d'après un type ou un étalon conventionnel. Exemple : la couleur verte qui comporte autant de variétés qu'il peut y avoir d'objets verts; mais on peut

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distinguer entre tel qui est vert clair et tel qui est vert foncé, d'après le vert de Tarc-en-ciel considéré comme type du vert proprement dit et base constante de comparaison.

Nous verrons toutefois plus loin comment la notion des qualités peut s'asseoir sur des bases plus fixes que celles de la perception pure et simple.

44. — Achevons avant tout de définir la connaissance, en disant qu'elle comporte, en dernier ressort, l'idée de la relation des qualités perçues avec l'étalon qui leur sert en quelque sorte d'insigne, et qui seul permet de' les classer dans la mémoire d'une façon régulière et durable.

45. — Les relations se divisent en relations naturelles et relations artificielles ou conventionnelles.

Les relations naturelles sont celles qui portent sur les qualités d'ordre sensible et inhérentes aux choses. On peut en dresser le tableau suivant :

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couleur — vert, jaune, etc. ; forme — rond, carré, etc. ; Vue( qualités de l'étendue — long, large, etc. ; qualités de la durée — vieux, jeune, etc. ; qualités numériques — un, plusieurs, etc.

Ouïe — son : grave, aigu, etc. ;

Goût — saveur : acre, doux, etc. ;

Odorat — odeur : celle de Torange, celle du

. lilas, etc.

forme — rude, lisse, etc. ;

, densité — mou, dur, etc ; lact<

température — froid, chaud, etc;

pesanteur — lourd, léger, etc.

Sens intime — impression agréable, pénible^ etc.

Qualités dont la constatation requiert les

notions concomitantes d'espace et de temps.

— mobile, inerte, etc.

Qualités communes à toutes les notions

sensibles. — causalité, filiation, généralité,

particularité.

46. — Les relations artificielles ou conventionnelles sont celles qui résultent de la ressemblance qu'ont entre elles les catégories analogues des choses instituées ou imaginées par l'homme. Les exemples suivants suffiront pour en donner Vidée :

Communauté de patrie entre les habitants d'un même pays. — Communauté de profession entre les cultivateurs, les soldats, les magistrats, etc. — Communauté de volonté et de but à atteindre entre le serviteur et le maître. — Communauté de possession entre un débiteur et un créancier, etc.

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