CHAPITRE IV
L'inatinot. — L'intoliion.
71. — Le jeu de la loi de causalité dans Torganisme humain est loin d'avoir lieu toujours d'une manière consciente, et de s'exercer en conséquence par l'intermédiaire delà raison et du raisonnement. Dans beaucoup, de cas, nous participons en nous-mêmes à des causes et à des effets qui se produisent sans le concours de notre volonté, et nous sommes témoins de phénomènes auxquels notre pensée reste étrangère^ bien que nos organes en soient les agents .et le siège.
Souvent, par exemple, nous remuons le bras sans nous apercevoir que nous le voulons et, dans tous les cas, sans savoir exactement le
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lien qu'il peut y avoir entre ce mouvement et la cause directe qui le provoque.
Un autre exemple nous est fourni par les fonctions de Festomac, qui s'exécutent sans que la conscience personnelle entre pour rien dans la combinaison des causes et des effets auxquels la digestion est due.
L'exercice inconscient et spontané de la loi de causalité au sein des fonctions individuelles s'appelle ins(inct. L'instinct est donc une sorte de raison qui ne raisonne pas ou qui ne s'est pas encore identifiée avec la conscience ; et ainsi s'explique que les deux facultés agissent, pour ainsi dire, en fonction l'une de l'autre, et qu'en général l'instinct diminue dans la mesure même où la raison se développe, co^me on le voit surtout dans la comparaison de l'homme, chez lequel la raison prédomine, avec l'animal, qui reste livré exclusivement aux impulsions instinctives.
72. — L'étroite relation de l'instinct et de la raison et le fait que celle-ci est, pour ainsi