TORSION DES ARTÈRES
Mais pour bien réussir, il faut que le bout tordu soit sain et dépourvu de collatérales dans l'étendue de 0m,0d environ; il ne faut pincer que Tarière et la pincer solidemenl dans toute sa largeur. Il esl hou aussi de rompre les tuniques élastiques d'une manière quelconque au point où l'on désire voir la torsion s'opérer, cl même quelquefois de fixer l'artère au-dessus de celle rupture avec des pinces inoffensives afin de limiter la torsion.
I!. Torsion et refoulement. — Afin d'assurer la rupture circulaire et le refoulement des tuniques interne et moyenne, Amussat,
Fie. 17. — l'incc à baguettes d'Amussat.
tenant d'une main le bout de l'artère comme à l'ordinaire, se servait d'une pince à baguettes (fig. 17) tenue de l'autre main pour écraser l'artère en travers et rompre ses tuniques élastiques en respectanl la tunique externe. Avec celle pince il commençait le refoulement et tordait ensuite ou simultanément.
Pourvu (pie la rupture des tuniques élastiques soi! complète, la torsion suffit à opérer leur refoulement. La pince à verrou peul tout faire en saisissant le bout de l'artère, si elle a des mors carrés du boni cl aussi larges que le vaisseau.
La torsion si communément appliquée aux petites artères est applicable aux plus grosses. Je pense qu'il convient alors d'assurer le refoulement des tuniques élastiques. Mais le chirurgien trouvet-il dans la torsion bien faite cl opportunément l'aile autant de sécurité que dans la ligature? Cela peul cire cl M. 'filiaux a essayé de nouveau de le prouver. Remarquez toutefois les deux points soulignés : bien fuite signifie qu'il esl plus difficile de tordre que de lier, et opportunément veut dire nue la torsion ne convient pas à tous les cas ni à toutes les artères, connue la ligature.
Je renvoie aux éditions antérieures ceux qui voudraient lire quelques pages sur la torsion d'une artère dans la continuité, sur la constriclion de Pleel Speer, sur le refoulement sans torsion, sur le refoulement combiné à la ligature.