‹ Précis de manual opératoire (volume 2)Chapitre 18 sur 95 · LIGATURE DE L ARTÈRE AXILLAIRE AU-DESSOUS DE LA CLAVICULE · texte numérisé non relu

LIGATURE DE L ARTÈRE AXILLAIRE AU-DESSOUS DE LA CLAVICULE

Au-dessous de la clavicule, l'artère axillaire continue la sous-clavière et naît sous le milieu de la clavicule. Elle donne bientôt l'acromiothoracique qui, tout de suite, se divise en nombreux rameaux. Le côté externe de l'artère axillaire touebe les nerfs du plexus brachial dont la branche pectorale (repère) la croise en avant; son côté interne touche la veine axillaire, qui le déborde quand elle est pleine.

Étudiez les figures 39, côté droit, et 40, côté gauche. Sur celle-ci, remarquez 7, le précieux petit nerf.

Sans parler du muscle grand pectoral, le faisceau vasculo-nerveux est recouvert de haut en bas successivement par le muscle sous-clavier (*) intra-aponévrotique ; par l'aponévrose clavi-pectorale, tellement forte près de l'apophyse coracoïde (c), qu'on l'appelle ligament coraco-claviculaire interne; par le muscle petit pectoral; enfin, plus bas, par la continuation de l'aponévrose clavi-pectorale (c') ou coracn-clavi-peetoro-axillaire.

C'est dans le tiuangle sous-^laviculaire, entre le bord supérieur du muscle petit pectoral et le sous-clavier, à distance au-dessus de la rameuse Èperomio-thoracique, qu'il faut lier l'artère.

Le principal écueil à éviter est la veine céphaliqm (b) qui, plus superficielle au bras, s'enfonce de bas en haut, entre le deltoïde [d) et le grand pectoral [a); puis se porte en dedans sous ce dernier muscle, formant crosse accolée à la gaine du sous-clavier et. après un trajet assez court pendant lequel elle croise et recouvre l'artère, perforant l'aponévrose clavi-pectorale, pour se jeter dans la veine axillaire.

Pour arriver sur l'artère en évitant et ménageant les nombreux rameaux artériels el veineux acromio-thoraciques, la crosse de la veine cépkalique, celle du profond canal veineux collatéral formé par la convergence des veines circonflexes humérales, il faut nécessairement refouler le tout en bas el en dedans.

Quand, à la salle de dissection, on cher* lie, par-dessous l'arc de la venir céphalique, à découvrir le tronc artériel au niveau du bord supérieur du petit pectoral, on tombe dans la ramure inextricable des artères et veines acromio-thoraciques, sur les nerfs pectoraux, souvent sur le fragile canal veineux collecteur des circonflexes, et l'on découvre quoi? qu'au heu d'être restés étalés côte à cèle comme sous la clavicule, les éléments

''" Pa(luet vasculo-nerveui se s rapprochés, que de gros nerfs tendent

à SC placer devant les vaisseaux, et que la veine adhère à l'artère.

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