‹ Précis de manual opératoire (volume 2)Chapitre 25 sur 95 · I.KiATlIRES EN l'AHTICIH.IER · texte numérisé non relu

I.KiATlIRES EN l'AHTICIH.IER

Au-dessus et au-deBfeofuB de L'incision transversale, coupez l'aponévrose en long, sur le bon Interstice trouvé. Ouvrez cet interstice délicatement avec le doigt, de bas en haut, après avoir (ail fléchir

le pied (d). Vous rencontrerez quelquefois un peu de graUse,

souvent de petits vaisseaux visibles témoignant que vous êtes dans le bon chemin, toujours le nerf isolé et petit, |>uis au fond, l'artère et ses deux veines. Pour dénuder et charger le vaisseau, un aide, à défaut de larges écarteurs, enfonce profondément ses pouces dans les extrémités de la plaie et, la faisant ainsi bayer largement, donne accès à la lumière et aux instruments.

Un porte-fil à petite' courbure est indispensable; encore rie peuton l'engager que très obliquement sous le vaisseau.

lYntew. — (a) Cette opération est d'autant plus difficile qu'on la fait plus haut. Donc l'incision sera faite le plus bas possible et son extrémité supérieure restera toujours à trois doigts au moins au-dessous de l'articulation. C'est surtout pour lier à celle hauteur qu'il faut diriger l'incision vèrs la dépression anté-péroniére et non vers le tubercule de Gerdy. En se liant à ce dernier repère qui indique bien la direction de l'artère niais pas celle de l'interstice on tombe, ;'i moins d'une maigreur extrême, sur le muscle jambier, beaucoup trop en dedans.

(b) Cette cloison aporiévrotique sépare l'extenseur commun des péroniers. S;i résistance se fait sentir au bec de la sonde, quels que soient les tâtonnements qu'un impose à l'instrument. Ces tâtonnements sont utiles, car quelques libres de l'aponévrose superficielle peuvent arrêter l'instrument avant qu'il soit suffisamment enfoncé. Il faul cependant pousser avec douceur.

(c) U 1 1 opérateur exercé peut se permettre d'inciser d'emblée l'aponévrose en long sur la ligne dèpressible. On tombe ;un>i généralement mi voisinage du bon interstice.

La recherche méthodique et sûre que je ne conseillais qu'avec timidité dans la première édition de cet ouvrage est décidément préférable.

En effet, quand on cherche ;'i lier l'artère tibiale par le procédé classique, on coupe d'abord l'aponévrose en long et ensuite en travers, car les lèvres ne s'écarteraient pas suffisamment sans cela. En commençant par l'incision longitudinale, nu risque de manquer l'interstice ordinairement invisible; au contraire, l'incision transversale faite la première le rencontre certainement, puisqu'elle le croise : elle permet de le reconnaître et de fendre ensuite l'aponévrose juste dessus.

(d) Comme la section transversale de l'aponévrose, la flexion du pied a pour but de permettre l'écartément des patois de l'auge profonde au fond de laquelle est l'artère. Cet écartement ne peut s'obtenir suffisant, qu'en faisant mettre les deux pouces de l'aide comme il est indiqué, ou mieux en se servant du large bout de mes écarteurs qui sont coudés à angle droit.

ARTICLE III

Page 1