MÉTHODE ELLIPTIQUE. M
Cela se comprend pour les régions où les os n'ont d'autre enveloppe que la peau. Gependanl un grand nombre de chirurgiens d'Allemagne, ilf Russie, etc., ne craignent pas de généraliser cette manière de faire (Esmarch, Chir. de guerre, 1878; Victor Bruns : Zirkelschnitt mit vorderem Hautlappen. Tùbingen, 1879).
Que les lambeaux cutanés doivent être carrés ou arrondis, il faut toujours les circonscrire avec la pointe du couteau et les relever en disséquant leur face profonde. Quand il existe sous les téguments quelque couche musculaire, on la coupe en travers, avec les tendons, nerfs et vaisseaux, après le relèvement des lambeaux.
Plusieurs auteurs français, Baudens dès 1850 (voy. Ga:. des hôpitaux, 1848), ont aussi proposé, même pour la cuisse et le bras où tant de muscles environnent les os, de se contenter de lambeaux simplement cutanés ou doublés seulement d'une très mince couche musculaire. De tels lambeaux sont facilement taillés par transfixion chez les sujets maigres; les muscles qui n'en font pas partie sont ensuite coupés circulairement et, par leur rétraction, permettent de creuser le moignon, ce qui rend suffisants des lambeaux d'une faible longueur. Or, cette faible longueur est une nécessité, vu la minceur des lambeaux qui les prédispose à la gangrène.
Sédillot recommande de combiner ainsi la méthode à lambeaux avec la méthode circulaire, pour en faire ce qu'il appelle un procédé mixte applicable et appliqué par lui à la cuisse, au bras cl à l'avant-bras, avec succès.
Tout cela esl renouvelé de Kirkland, qui l'a décrit et figuré en 1786.