ART! G L E
AMPUTATION TOTALE OU DESARTICULATION D UN DOIf.T
Usages du moignon et choix des procédés. — Quel que soit le doigt amputé, le moignon agira par sa lace palmaire. Donc, pas de cicatrice palmaire, à moins qu'on ne puisse l'obtenir très enfoncée, alisolumeiil linéaire et assez peu étendue pour qu'elle n'atteigne pas la face antérieure de la tète du métacarpien qui pressera les objets saisis dans la main.
D'autre part, si les moignons des doigts du milieu, annulaire et médius, n'ont pas à craindre les chocs de côté, il n'en est pas de même de ceux des doigts chefs de file, index et auriculaire. C'est pourquoi la cicatrice du moignon de l'index doit être rejetée en dedans, vers la racine, du médius, et celle du moignon du petit doigt en dehors, vers l'annulaire.
Interligne articulaire. — L'articulation métacarpo-phalangienne d'un doigl quelconque est très facile à trouver. Lorsque les doigts sont fléchis, c'est la tète du métacarpien qui forme seule le sommet arrondi de l'angle : à un bon centimètre au-dessous, de chaque côté du relief du tendon extenseur, on seul très facilement l'interligne articulaire, surtout dans la flexion modérée (voy. fig. 143, p. 257). Lorsque le doigl est étendu, il suffit de tirer dessus pour voir la peau s'enfoncer, souvent avec bruit, dans l'intervalle que laissent les deux os en s'écartaut l'un de l'autre.
On remarquera que l'interligne des quatre doigts est loin de correspondre h leur pli digito-palmairé situé à 12 ou 15 millimètres plus bas; ne sorte que, si l'on emploie la méthode circulaire, on a, en incisant dans