‹ Précis de manual opératoire (volume 2)Chapitre 53 sur 95 · C. — Amputations du polck · texte numérisé non relu

C. — Amputations du polck

Amputations partielles. — Le pouce représente à lui seul l'un des mors <le la pince que forme la main. Son importance est donc égale à relie des quatre autres doigts réunis. G'esl à propos de lui qu'il est surtoul vrai de dire qu'il faul en enlever le moins possible, dùt-on scier la phalangette unguéale ou l'autre phalange à 5 millimètres de l'articulation supérieure1.

Un moignon court et vilain est toujours do service, même s'il est dépourvu de squelette; mais un moignon douloureux est un véritable supplice. 11 faut donc s'efforcer de placer la cicatrice en bon lieu et. de garder beaucoup de peau, je dirais volontiers toute la peau disponible, quelque étendue que soit l'ablation du squelette. II faut aussi n'amputer que si l'on ne peut luire autrement, et non pas imiter ceux qui voient dans tous les traumatismes l'occasion fructueuse de pratiquer une opération, de faire ce que les Anglais appellent a f/oodjob, une bonne affaire

Les amputations partielles du pouce se l'ont connue celles des doigts; je n'ai donc rien à dire, sinon qu'il y a souvent un os sésamoïde dans le ligament antérieur de l'articulation phalangienne.

I. Chez lieux amputés du pouce, Huguier, après avoir incisé la commissure et le muscle adducteur, et réuni de chaque côté par première intention, a pu libérer le premier métacarpien dans l'étendue de 0'%0'i*). 11 leur a ainsi permis de saisir, entre le moignon et le métacarpien de l'index, des corps d'un petit volume (Arch. gén. de méd. 1874, 1, 78). Guermonprcz, de Lille, s'est beaucoup occupé des mutilations de la main. Voy. en particulier sa brochure [Soies sur quelques résections el restaurations du }>!>uce, f>3 lig. Paris, 1SS7, chez Asselin). .

2<j'2 AMPUTATION TOTALE DU POUCE.

Amputation totale, usages <li< moignon. — Supposez que vous avez dans la main le manche «l'un marteau, d'une truelle, que vous soulevez une poutre, un moellon, et vous verrez que si le pouce vous manquait, votre moignon agirait toujours par sa face palmaire et quelquefois par sa race externe, plus raremenl par sa lare interne.

Un lambeau large de toute la demi-circonférence du pouce et comprenant la l'ace, palmaire entière et l'externe en majeure partie, long de 0,n,025, et par conséquent analogue à celui que j'ai décril pour les autres doigts chefs de file, un tel lambeau palmaire et externe, vivace el bien matelassé, donne un bel el bon résultat et peut être appliqué à la désarti-

Tir.. 161. — • Tracé du contour d'un lambeau externe el palmaire pouvant convenir à la désarticulation totale du pouce. Ce lambeau paraît court parce que la coupe dorsale est, comme il convient, un 'peu au-dessous de l'interligne.

cnlation du pouce. Ce sera notre procédé de choix pour le gros orteil. Je n'en donne ici que le tracé (fig. 161).

Dubreuil a proposé un lambeau externe d'une largeur extrême, puisqu'il comprend la majeure partie des faces dorsale el palmaire.

D'autres recommandent : l'incision circulaire avec fente dorsale; la raquette améliorée et même quelque étroit lambeau unit/ne.

Il est déraisonnable de placer la cicatrice du côté palmaire, même m elle doit être linéaire; il est sage de l'éloigner de l'extrémité du moignon, et il faut tout faire pour qu'elle ne soit ni large ni adhérente.

Interligne articulaire. — Le fait anatomique particulier au pouce el que les élèves oublient toujours, c'est que l'articulation n'es! pas radiée dans la profondeur de l'éminence thénar comme celle des ( I « > î I < l'est dans la paume de la main. L'interligne répond en efiel au pli de flexion du pouce, juste au niveau de la racine de l'organe. Le pli de flexion esl transversal et, du côté de l'index seulement, se rapproche du pli d'opposition qui esl oblique el se porte en dehors el en arrière.

L'articulation tnétacarpo-phalangienne du pouce a des os sésamoïdes qu'il faut conserver et auxquels s'atlachenl les muscles qui, après la désar-

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