AMPUTATIONS TRANSVERSALES DK LA MAIN
dorsal : chacun d'eux doil rire, an moins aussi long que la main e>|
(''.paisse. Sur le vivant; je crois qu'il serait téméraire d'entroprdndre une opération de ce genre sans avoir à sa disposition presque toute la longueur des téguments palmaires (voy. Maisonneuve, Gaz. des hop., 1X42 et 1850 ; et Miction, Gaz. hebdom,, 18Ô4).
On scie, les os qu'il faut diviser, en travers on on Liais, suivant les besoins. Une scie à dénis fines est utile; on attaque successivement chaque
métacarpien après avoir coupé, en bon lie" et avec mie lame étroite, les chairs des espaces interosseux el les tendons.
Les figures 200 et 204 indiquent comment il faut, sur le cadavre, inciser la peau pour ne laisser que le pouce, mais elles ne disent pas comment on doit s'y prendre pour désarticuler les quatre métacarpiens à La fois. Mais l'anatomie nous a appris que les ligaments carpo-métacarpiens principaux sont, aux extrémités de l'interligne.
Aussi, quand la face dorsale de l'articulation est découverte, ainsi que ses deux bouts, il faut attaquer d'abord l'extrémité qui est à gauche, l'ouvrir comme nous le savons faire et, ce faisant, aller avec la pointe, du côté palmaire, couper le plus possible de fibres ligamenteuses antérieures. Cela permet une légère béance, grâce à laquelle on peut parcourir l'interligne dorsal et même, en plongeant La pointe, couper les fibres antérieures, profondes, à mesure que l'on avance.
Si l'on tente d'ouvrir l'articulation, du côté dorsal, sur toute sa longueur, dans l'espoir d'y engager ensuite Le rouleau à plein tranchant, on perd beaucoup de temps à trouver l'interligne très serré et à le suivre avec la pointe du bistouri. Et quand cela est fait, rien d'utile n'esl fait, la jointure reste aussi serrée qu'auparavant. 11 faut en venir, en définitive, à attaquer l'articulation par un bout, comme nous l'avons dit el comme la connaissance de l'anatomie devait le faire supposer.
C. — Désarticulations carpo-métacarpienne et médio-caki'ienne
La désarticulation des cinq métacarpiens, ou opération de Troccon {Mém. lu à l'Institut mi), rapporté 1817, publié 1826, Bourg el Paris), serait facile pour un chirurgien exercé aux opérations déjà décrites. Je crois le petit moignon carpien ainsi conservé, capable de servir. Mais je n'en dirai pas autant de celui qui résulterait de la conservation de la première rangée du carpe. Celte désarticulai ion médio-carpienne ne serait pourtant pas bien difficile. La tète du grand os, qui l'ait une saillie dorsale dans la flexion forcée et se dérobe dans L'extension, de manière à laisser un creux à sa place, serait facilement mise à nu el servirait de poinl de repère au couteau qui, marchant ensuite en bas, à droite, et à gauche, ouvrirait facilement l'articulation médio-carpienne donl la s\noviale est très étendue en bailleur sur le dos du poignet.
ARTICLE V