‹ Précis de manual opératoireChapitre 19 sur 53 · EXTIRPATION DE L'ASTRAGALE · texte numérisé non relu

EXTIRPATION DE L'ASTRAGALE

galien antérieur coupé, le pied étant dans l'extension, d'insinuer une lame de champ entre la face externe de l'astragale et le péroné, et d'atteindre, avec la pointe, le ligament péronéo-astragalien postérieur, au voismage mémo de son origine malléolaire. (Regardez successivement les trois ligures 620, 618 et 617.)

En dedans, les fibres tibio-astragaliennes peuvent être divisées par une manœuvre interstitielle semblable : le tranchant ayant pénétré en avant, entre la face interne de l'astragale et la malléole tibiale (fig. 619), atteint dans la profondeur le ligament défendu en arrière et en dedans par les vaisseaux, les nerfs et les tendons. Donc, en profitant de Vintervalle

Fifi. 617. — Les muscles, les tondons, etc., du bas de la jambe et du dos du pied. — Devant et sous la malléole externe P, entre le tendon pérouier antérieur, 8, et le tendon péronier externe court, 9, l'astragale est accessible.

praticable qui sépare la malléole interne et le tendon jambier antérieui-, l'opérateur peut libérer la face interne du col et du corps de l'astragale. En utilisant de même, en dehors, le grand espace libre derrière le tendon péronier antérieur (fig. 617). il est possible de découvrir et de délier le col, la téte, les faces inférieure et externe du même os. Les quelques fibres qui en rattachent le bord postérieur au calcanéum et au tibia demeurent

806 DES nÉSKCTIONS EN PARTICULIER.

inacccssihlcs, mais non invincibles : le davier a une puissance considéraijle et, jiai' la plaie externe, la plus large, il extraira l'astragale.

Tel est le procédé qu'Ollier m'a enseigné en 188U et que j'ai souvent exécuté avec la plus grande facilité, grâce à mon davier qui ne déinoi-d pas.

Tous les tendons sont ainsi respectés; celui du fléchisseur propre seul pourrait peut-éti-e soufl'rir d'un arradiement violent.

La l'ourclie tibio-péronière s'abaisse sur le calcanéum et v constitue une nouvelle articulation généralement solide, mais dont il faut favoriser la formation par l'immobilisation et la bonne attitude.

Méthode du bistouri.

L'exploration préalable de la région a de l'importance. Il faut, par le palper, déterminer le contour antéro-inférieur des malléoles; par les mouvements communiqués, l'œil, le doigt, les données anatomiques, chercher, trouver et marquer le relief ou tout au moins le trajet des tendons entre lesquels sont les deux petites aires opératoires.

En dedans, ces tendons sont le jambier antérieur, prémalléolairc. qui descend obliquement vers la base du premier métatarsien, et le jambier postérieur, rétro-malléolaire, qui devient horizontal pour gagner en avant le scaphoïde et le premier cunéiforme fvoy. fig. 371, p. 497).

En dehors, le péronier antérieur (8, fig. 017), prémalléolairc comme le jambier antérieur, descend vers les bases du quatrième et du cinquième métatarsien; le court péronier latéral, rétromalléolaire comme le jambier postérieur, devient presque horizontal comme ce dernier et gagne la tubérosité du cinquième os du métatarse (9, fig. 617).

Incision externe (fig. 618). — Après cette exploration, ûiites le long et en arrière du tendon péronier antérieur une incision tégumen taire de 0™,06, commencée quelques millimètres au-dessus de l'interligne tibio-astra'galien. Du milieu de cette incision, faites-en partir une autre une fois plus courte et perpendiculaire qui descendra oblique en arrière, jusqu'au-dessous du sommet de la malléole péronière. Incisez à fond et disséquez toute l'épaisseur des deux petits lambeaux, rejetant le supérieur en arrière et l'inférieur en bas. Le côté externe de l'articulation, du col et de la tète de l'astragale, est ainsi découvert.

Page 1