‹ Précis de manuel opératoireChapitre 36 sur 117 · C. — Amputations du pouce · texte numérisé non relu

C. — Amputations du pouce

Amputations partielles. — Le pouce représente à lui seul l'un des mors de la pince que forme la main. Son importance est donc égale à celle des quatre autres doigts réunis. C'est à propos de lui qu'il est surtout vrai de dire qu'il faut en enlever le moins possible, dùt-on scier la phalangette unguéale ou l'autre phalange à 5 millimètres de l'articulation supérieure * .

Un moignon court et vilain est toujours de service, même s'il est dépourvu de squelette; mais un moignon douloureux est un véritable supplice. Il faut donc s'efforcer de placer la cicatrice en bon lieu et de garder beaucoup de peau, je dirais volontiers toute la peau disponible, quelque étendue que soit l'ablation du squelette. Il faut aussi n'amputer que si l'on ne' peut faire autrement, et non pas imiter ceux qui voient dans tous les traumatismes l'occasion fructueuse de pratiquer une opération, de faire ce que les Anglais appellent a good job, une bonne affaire.

Les amputations partielles du pouce se font comme celles des doigts; je n'ai rien à en dire, sinon qu'il y a souvent un os sésamoïde dans le ligament antérieur de l'articulation phalangienne.

1. Chez deux amputés du pouce. Huguier, après avoir incisé la commissure et le muscle adducteur, et réuni de chaque côté par première intention, a pu libérer le premier métacarpien dans l'étendue de 0m.0"2o. Il leur a ainsi permis de saisir, entre le moignon et le métacarpien de l'index, des corps d'un petit volume (Arch. gén. de méd. 1871, I, 78). Guermonprez, de Lille, s'est beaucoup occupé des mutilations de la main. Voy. en particulier sa brochure (Ao /es s ur quelques résections et restaurations d u pouce , »)5 iig. Paris, 1887, chez Asselin;.

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