‹ Précis de manuel opératoireChapitre 66 sur 117 · DU GENOU · texte numérisé non relu

DU GENOU

Je crois devoir décrire, dans cet article, et la simple désarticulation, et l'amputation dite condylienne, intra ou sus-condylienne, clans laquelle on se borne à raccourcir le fémur, après avoir pratiqué la désarticulation par l'un des procédés habituels. Dans la désarticulation comme, dans l'amputation sus-condylienne, on peut sacrifier la rotule ou au contraire la garder, soit pour la laisser en place devant l'os, abandonnée aux tractions du triceps, soit pour la souder, après avivement, à la surface de section du fémur. De là un certain nombre de procédés qu'il convient néanmoins de réunir dans le même article parce qu'ils reposent sur les mêmes données anatomiques et se ressemblent beaucoup, au double point de vue de l'exétion et du résultat définitif.

Quoi qu'en aient dit Hamilton et Stephen Smith *, je pense qu'il ne saurait être question d'opposer sérieusement l'amputation totale de la jambe aux diverses amputations partielles qui se pratiquent de nos jours. Au contraire, il v a lieu de se demander si la désarticulation du uenou et l'amputation de l'épiphyse fémorale inférieure sont préférables à la véritable amputation de cuisse et si, par conséquent, elles méritent des études d'amphithéâtre.

Relativement à la mortalité, si grande et si redoutée avant la vulgarisation de la méthode antiseptique, je ne puis rien décider. Yoici des chiffres trop vieux et trop discordants : statistique défavorable de Parias (Genou, Dict. de méd. et chir. prat.), 55 succès sur 157 cas; statistique

1. Brasdor et Hoin, Mcjh. d'Ac. de chir., V. — Velpeau, Archiv. de méd., 1830, et Médecine opératoire. II, 510» — Baudens, Bull, de l'Ac. de méd., I.

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