DÉCOUVERTE DES- NERFS DE LA FACE
sent implanter dans le trou central creusé par la pyramide. Quand ce piton à vis est solide en place, on reprend la trépanation : le bruit de l'instrument renseigne sur la compacité du tissu osseux. Mais il ne faut pas trop s'y fier, non plus qu'à la couleur de la sciure, à l'abondance de l'hémorrhagie ni à la résistance éprouvée.
Aussitôt que l'on soupçonne que l'on approche de la dure-mère, il faut regarder, brosser la rainure et la sonder avec une épingle ou un bec de plume. Si a la première exploration on constate que le travail est loin d'être terminé, et ce doit être, on place le curseur limitatif en conséquence, mais toujours avec prudence. En général, à cause de l'inégale épaisseur de tous les points de la rondelle, la section est accomplie d'un côté avant de l'être tout autour. Un peu d'inclinaison du trépan remédie à la chose. Enfin, la rondelle ne tenant plus guère, on l'ébranlé avec un crochet qui s'adapte au piton vissé et l'on rompt les dernières fibres osseuses. Il faut alors décoller la pièce mobilisée de la dure-mère sousjacente, et pour ce faire, la soulever légèrement, dans tous les sens successivement, jusqu'à ce qu'elle se détache.
On nettoie la plaie, on régularise le bord plus ou moins esquilleux de la table interne avec le couteau lenticulaire.
Au lieu de trépan, on se sert maintenant assez fréquemment du ciseauburin pour ouvrir le crâne. Les hommes de l'âge de pierre le faisaient bien avec des silex.