‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 110 sur 277 · SPASME IDIOPATHIQUE DE LA GLOTTE · texte numérisé non relu

SPASME IDIOPATHIQUE DE LA GLOTTE

ont été proposées; certaines n'ont plus qu'un intérêt historique.

1'^ A la suite de Kopp (1829) on a attribué le spasme de la glotte à Vhypertrophie du thymus {asthme thymique), qui n'est daiileurs pas constante ; plusieurs explications de son mode d'action ont été proposées.

2° Le spasme des muscles du larynx dû à la compression du pneumogastrique ou du récurrent par des ganglions trachéobronchiques hypertrophiés rentre dans une autre catégorie de faits (p. 456).

3<* La théorie rachitiqne {asthme rachitique d'Oppenheimer; n'est plus admise, qu'on invoque avec Elsâsser une compression cérébrale favorisée par le craniotabes (rachitisme crânien) on avec Kassowitz la propagation aux méninges et à l'écorce cérébrale d'une hyperhémie inflammatoire des os du crâne. Toutefois V auto-intoxication gastro-intestinale, cause du rachitisme, joue un rôle étiologique (Comby).

D'après la théorie la plus généralement admise aujourd'hui le spasme idiopathique de la glotte est une convulsion partielle des muscles respiratoires {Bldi.che, Valleix, Trousseau, Hérard), une convulsion interne, manifestation d'une tétanie évidente ou fruste (Escherich).

Diagnostic. — Les caractères mêmes de l'accès imposent le diagnostic de spasme de la glotte. La (Jyspnée provoquée par un abcès rétro-pharyngien, un corps étranger des voies aé^ riennes, im œdème de la glotte, s'en différencie par les symptômes et l'évolution de ces affections.

Il importe de préciser s'il s'agit d'un spasme idiopathique, d'une convulsion interne, ou d'un spasme symptomatique d'une laryngite aiguë simple (faux croup) ou diphtérique (croup;, d'une adénopathie trachéo-bronçhique (p. 461).

Traitement. — 1. Au moment d un accès de spasme glottique, on débarrasse l'enfant des vêtements qui le gênent, on le redresse, on fait des aspersions et des flagellations d'eau froide sur le visage et sur le tronc. On applique des compresses chaudes sur le cou, on donne un bain chaud sinapisé et, au besoin, on fait inhaler quelques gouttes de chloroforme. On peut encore provoquer des mouvements de déglutition en introduisant le doigt dans le pharynx, chatouiller lapituitaire avec une plume. Si la respiration ne revient pas, on pratique la respiration artificielle, des tractions rythmées de la langue, le tubage ou, à défaut, la trachéotomie.

II. Pour un enfant sujet au spasme, on conseille la vie au grand air, une hygiène alimentaire bien réglée, l'en^veloppement dans le drap mouillé tiède tous les jours pendant 20 à 30 minutes (Comby), les bromures, au besoin à haute dose, le chloral, le musc, la belladone (Trousseau), la morphine (Henoch), et, en outre, le iraitement de la tétanie, qui peut supprimer la cause des accidents.

Page 1