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BRONCHITES CHRONIQUES

Anatomie pathologique. — Le calibre des bronches est souvent augmenté, sans qu'il s'agisse de dilatation des bronches à proprement parler (p. 382). Leur muqueuse est épaissie, violacée, grisâtre, ardoisée ou rougeàtre, recouverte de mucus ou de muco-pus.

Assez souvent, il existe des lésions de broncho-pneumonie chronique.

Les ganglions trachéo-bronchiques sont généralement hypertrophiés : cette adénite est simple ou tuberculeuse.

A l'examen microscopique, les cellules épithéliales sont gonflées et un grand nombre d'entre elles sont transformées en cellules caliciformes ou cubiques ; les glandes sont saillantes et présentent des lésions cellulaires analogues; le chorion est infiltré de cellules rondes. Les autres tuniques des bronches sont peu modifiées.

Diagnostic. — l*' Diagnostic différentiel. — Le diagnostic de bronchite chronique s'impose par l'auscultation et l'histoire du malade ; celle-ci permet d'établir l'ancienneté des phénomènes. La tuberculose pulmonaire est généralement facile à éliminer (p. 418). Il n'en est pas de même pour la dilatation bronchique (p. 388).

'2° Diagnostic étiologique. — Il se fait par l'anamnèse et par la recherche des causes énumérées plus haut. Il importe surtout d-e reconnaître les conditions de terrain, qui favorisent la chronicité et qui conduisent à une thérapeutique spéciale; à cet égard, certaines bronchites locales doivent faire penser à une adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse.

Traitement. — 1. Les poussées de bronchites aiguës sont traitées comme il est dit ailleurs (p. 367).

IL L'état chronique comporte un traitement étiologique, un traitement général et un traitement médicamenteux.

A. Traitement étiologique. — II s'inspire des causes énumérées à l'étiologie ; il est surtout important quand la bronchite est entretenue par des lésions du nez et du pharynx.

B. Traitement général et médicamenteux. — On prescrit la vie au grand air, dans un climat sec et tempéré, un régime alimentaire fortifiant en rapport avec Tàge de l'enfant. On fait faire matin et soir sur tout le corps des frictions sèches, térébenthinées ou alcoolisées.

On ordonne de l'huile de foie de morue, du sirop iodo-tannique, du sirop de raifort iodé, de petites doses d'iodure de potassium ou de sodium alternant avec des préparations arsenicales (arsé-

niate de soude, cacodylate de soude, etc.), de^Yîodure d'arsenic.

Si les sécrétions bronchiques sont abondantes, on donne du benzoate de soude, de la terpine, du baume de tolu, de la teinture d'eucalyptus, diversement associés, des préparations sulfureuses; silsi. toux est gênante, de la belladone, de l'aconit, de l'eau de laurier-cerise.

Enfin il y a souvent indication de cures thermales faites aux eaux sulfureuses (les Eaux-Bonnes, Cauterets, Saint-Honoré, Saint-Sauveur, etc.) ou aux eaux arsenicales (le Mont-Dore, la Bourboule).

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