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Fig. 78. — Pleurésie séro-librineuse (Netter).
PLEURESIES SERO-FIDREUSES
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qui peuvent aboutira une symphyse pleurale, et se compliquer de médiastinite (p. 463), de péricarclite et de péritonite chroniques, constituant ainsi un élément de la tuberculose chronique des séreuses.
Diagnostic — Le diagnostic est à faire, au début surtout, avec la pneumonie (p. 403), la congestion pleuro-pulmonaire aiguë (p. 390), la splêno-pneumonie, (p. 390), la pneumonie cnséeuse (p. 412).
La nature séro-fibrineuse de Vêpanchement est en aénôral re-
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Fig. 79. — Pleurésie séro-fibrineiise tuberculeuse à grand épanchement chez un garçon de 12 ans 1/2.
connue par le seul examen dû malade ; la ponction exploratrice la confirme.
Vabondance du liquide est appréciée d'après les règles habituelles.
Quant à la cause, elle est établie par les conditions étiologiques, par les signes d'auscultation du sommet du poumon (Grancher), par l'étude du liquide pleural (cytologie, examen bactériologique, inoculation). Il faut penser à la nature tuberculeuse possible des pleurésies secondaires.
Traitement. — Le traitement de la pleuro-tuberculose
448 MALADIES DES PLEVRES
est simple : repos au lit, enveloppements ouatés du thorax ou enveloppements humides et frais au. début, si la température est élevée, régime lacté, eau lactosée. On prescrit souvent l'acide salicylique ou le salicylate de soude.
On a préconisé les injections sous-cutanées de sérum de cheval (sérum antidiphtérique) ou du liciuide pleural lui-même; leurs effets m'ont "paru inconstants et souvent nuls; chez le malade, à qui appartient le graphique (fig. 79), l'épanchement était déjà arrivé au '23^ jour quand l'injection de sérum a été faite et a paru déclencher la résorption.
Lsi thoracentèse n'est habituellement pas nécessaire. On la fait soit quand l'épanchement est abondant et peut devenir dangereux par son volume, soit quand sa résorption ne se produit pas après 3 semaines.
LsL pleurésie guérie, il faut traiter l'enfant comme un tuberculeux.
La pleurésie rhumatismale est traitée avec le salicylate de soude : elle ne nécessite qu'exceptionnellement la ponction.
G. — Pleurésies hémorragiques et chyliformes.
Les pleurésies hémorragiques sont très rares chez l'enfant, contrairement à l'opinion de Baron et d'Hardy. Chez le nourrisson^ cependant Hervieux les a vues 3 fois sur 14 et cJiez les enfants plus âgés Israël 1 fois environ sur 400. On les rencontre dans la coqueluche, la broncho-pneumonie, la rougeole, le rhumatisme articulaire aigu, le cancer pleuro-pulmonaire.
Les pleurésies chyliformes sont tout à fait exceptionnelles et constituent de vraies curiosités dans l'enfance.
IL — Pneumothorax.
Le pneumothorax est beaucoup plus rare chez l'enfant que chez l'adulte, surtout au-dessous de '2 ans (Sevestre). Souvent d'ailleurs il est méconnu et n'est constaté qu'à l'autopsie.
Étiologie. — I. Pneumothorax par perforation.— Les causes les plus habituelles chez l'enfant sont la broncho-pneumonie, la gangrène pulmonaire, ïinfarcius pulmonaire. La bronchopneumonie le réalise par l'ouverture dans une branche et
PNEUMOTHORAX 440
dans la plèvre d'un petit abcès péri-bronchique ; elle intervient surtout au-dessous de 7 ans; c'est à elle quil faut attribuer le pneumothorax dans la rougeole, la fièvre typhoïde, la coqueluche.
L'emphysème pulmonaire est une cause exceptionnelle.
La tuberculose pulmonaire ne peut être incriminée que dans 40 p. 100 des cas (Cruchet). Le peu de fréquence du pneumothorax tuberculeux, qui est le plus habituel chez l'adulte, explique la rareté du pneumothorax dans l'enfance. Il s'agit en général d'une complication terminale d'une bronchopneumonie tuberculeuse.
Parfois le pneumothorax est consécutif à la trachéotomie et à Vemphysème du médiastin qui peut la compliquer (Champneys:.
Rarement il est dû à une vomique, au cours d'une pleurésie purulente 'p. 438'.
Quant aux efforts de toux, ils jouent seulement le rôle de cause occasionnelle, même dans la coqueluche, où la rupture d'une vésicule distendue intervient plus rarement que la broncho-pneumonie (Galliard).
IL Pneumothorax sans perforation. — 11 est le résultat des processu>< de fi-rmenlalion (jazcusc, qui se produisent dans les |)leurésies putrides et gangreneuses (p. 441).
Anatomie pathologique. — Elle ne présente rien de spécial à renfance. Le pneumothorax est généralement />«/'/«>/, à cause des adhérences pleurales antérieures. Le plus souvent la perforation reste béante (Lentz; et le pneumothorax est ouvert. La plèvre, généralement infertéc par le bacille de Koch ou des microbes pyogènes, présente les lésions du pyopneumothorax.
Symptômes. — Le pneumothorax a généralement un début insidieux, exceptionnellement le dél)ut solennel si caractéristique chez l'adulte.
Les signes physiques sont ceux qu'il est classique de décrire : immobilité et dilatation d'un côté du thorax, abolition des vibrations thoraciques, du murmure vésiculaire, souffle amphorique, etc. Presque toujours, il existe une zone de matité à la base, indiquant la présence du liquide.
La douleur Qsi, en général, minime. La dyspnée esi assez marquée au début, mais il est rare d'observer les troubles dyspnéiques graves rapidement mortels du pneumothorax , à soupape.
NoBÉcouRT. — Précib de médecine des enfants. 29
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Habituellement apparaissent des signes d'infection dus au pyopneumothorax; celui-ci se comporte comme une pleurésie purulente.
D'ailleurs, le pneumothorax est souvent partiel et se traduit alors par des signes encore moins nets.
Diagnostic. — 11 se fait parla constatation des signes physiques; mais il est difficile, car le jeune âge du sujet ne permet guère, sauf chez les grands enfants, une exploration minutieuse. Aussi le pneumothorax n'est-il souvent découvert qu'à l'autopsie.
Pronostic. — Bénin dans les cas où la plèvre n'est pas infectée ; le pneumothorax comporte dans les autres la même gravité que les pleurésies purulentes.
Traitement. — S'il y a des troubles dyspnéiques menaçants, on pratique la tkoracentlièse ou la pleiirotomic . Sinon on s'abstient au cas de pneumothorax stérile, on fait la thoracentèse ou l'empyèmc au cas de pyopneumolhorax.