‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 157 sur 277 · IX. — Syphilis rénale · texte numérisé non relu

IX. — Syphilis rénale

La syptiilis rénale est considérée comme rare dans l'enfance, peut-être parce qu'elle passe facilement inaperçue (Klebs, Barlow).

Les lésions rénales de l'hérédo-syphilis précoce se rencontrent surtout chez les mort-nés ou les nouveau-nés atteints de syphilis graves, qui amènent une mort rapide; elles manquent d'ordinaire chez les nourrissons qui ont vécu quelques jours.

En général, le rein est gros, pâle, jaunâtre ; parfois il contient des petits noyaux blancs et résistants {nodules gommeiix). L'examen histologique montre de l'endo-périartérite, une sclérose périvasculaire plus ou moins étendue, des lésions épithéliales.

La symptomatologie, difficile à analyser par suite du jeune âge des malades, se borne à Vn'dl'ine et à V albuminurie.

Dans Vhérédo-syphilis tardive, dont le rôle paraît plus grand qu'on ne ladmet généralement, il se produit soit une néphrite parenchymateuse, soit une néphrite interstitielle, soit de Vinfiltration amytoïde.

Le plus souvent d'ailleurs, il s'agit moins de néphrites réellement syphilitiques que de réactions rénales favorisées dans leur apparition ou modifiées dans leurs allures par l'infection spécifique. Des néphrites aiguës ou subaiguës apparaissent sous des influences très minimes; elles deviennent chroniques et évoluent dans le sens de la sclérose. Elles offrent souvent un désaccord entre l'importance de l'albuminurie et la bénignité relative des troubles fonctionnels. Elles évoluent par poussées successives (Hutinel).

L'hérédo-syphilis est assez souvent notée comme cause ûlïénioglobinurie (p. 568).

Le traitement de choix consiste dans les injections intraveineuses de novarséno-benzol. Le mercure est souvent mal toléré; il peut provoquer des hématuries Hutinel).

Page 1