‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 193 sur 277 · INSUFFISANCE ET EXCES D'ALIMENTATION · texte numérisé non relu

INSUFFISANCE ET EXCES D'ALIMENTATION

instillations rectales goutte à goutte de sérum artificiel, d'eau de mer isotonique.

On prescrit la técithine, les Drêpa.rations phosphorées et calviques, le fer, Varsenic.

Vopothérapie thyroïdienne et surrénale est indiquée par les constatations anatomiques faites chez les athrepsiques.

On donne des bains salés. Après 2 ans et demi, on conseille, chez les hypotrophiques, les bains de mer, les cures aux eaux chlorurées sadiques (Salies, Salins, etc.).

ing. 134. — Courbe des poids d'un bébé de 2 mois et demi devenu athrepsiqueà la suite de vomissemenls prolongés.

— Lait hypersucré à partir du 8 janvier.

III. — Insuffisance et excès d'alimentation ciiez le nourrisson.

L'insuffisance et l'excès habituels d'alimentation sont fréquents chez les nourrissons à la période d'allaitement. Ils peuvent entraîner des troubles divers, faciles à supprimer, quand ils sont reconnus à temps, tenaces et graves quand ils sont méconnus. Sauf quand

l'enfant reçoit des quantités manifestement trop faibles ou trop élevées de lait, il est impossible de dire que son alimentation n'est pas régulière. L'examen clinique, complétant l'enquête étiologique, le permet seul, en décelant des troubles plus ou moins manifestes de la digestion, de l'état général et de la croissance.

A. — Excès d'.\limentation. (Hyper alimentation, ''suralimeniaiion.) — L'excès habituel d'alimentation est réalisé quand les rations de lait, variables en tant que valeur absolue, sont supérieures à la capacité digestive et aux besoins de l'organisme.

* Étiologie. — On observe l'excès habituel d'alimentation chez des nouveau-nés mis au sein d'une nourrice mercenaire dont le lait est abondant; généralement il entraîne des vo^missements, de la diarrhée verte, des stagnations ou des pertes de poids.

Chez les nourrissons, l'hyperalimentation est la conséqueoce de râlions trop fortes, très supérieures aux moyennes {suralimentai ions abolues) ou de rations normales en apparence mais cependant supérieures aux capacités digestive et nutritive des bébés {suralimentations relatives). Les rations normales peuvent la réaliser chez des bébés dont ces activités sont diminuées du fait de tares héréditaires, d'une diathèse neuro-arthritique, d'insuffisances glandulaires (corps thyroïde, hypophyse, etc.) d'affections gastro-intestinales. Inversement c'est à tort qu'on considérerait comme suralimentés les prématurés, qui reçoivent de fortes rations.

L'excès habituel d'alimentation entraîne des troubles digestifs, des phénomènes généraux et des trouble^^de la nutrition isolés ou associés.

Symptômes. — 1° Troubles digestifs. — V appétit ou la soif sont normaux, diminués [anorexie] ou augmentés; dans le dernier cas il s'agit parfois de la fausse sensation de faim des dyspeptiques. Pendant la digestion l'enfant pousse des cris attribuables à des coliques.

L'haleincy fade et chaude, dégage parfois une odeur d'acétone. La langue est blanche.

Les vomissements, assez fréquents, se produisent tantôt peu après un repas trop copieux, tantôt au bout d'une heure ou deux, ce qui indique la dyspepsie gastrique.

Les selles sont souvent fréquentes et copieuses, fétides ; leur coloration est variable ; elles contiennent en abondance des globules graisseux et des cristaux d'acides gras ; leur teneur en graisse est élevée par rapport à la quantité de beurre ingérée. Parfois il y a de la diarrhée glaireuse, putride.

2" Phénomènes généraux et troubles de la nutrition. — Ils révêtent 2 types cliniques (Marfan).

Le premier type, où la suralimentation aboutit à la surnutrition, se réalise quand l'enfant est capable de digérer et d'assimiler l'excès de lait ingéré. Le bébé présente des augmentations de poids supérieures à la normale, devient un obèse. Tout d'abord il paraît jouir d'une bonne santé. Tôt ou tard se manifeste la cachexie grasse (Marfan) : la peau est pâle et flasque, les chairs sont molles; de l'intertrigo, de l'eczéma, du prurigo, souvent des signes de rachitisme apparaissent; des mouvements fébriles se produisent; les urines sont colorées, riches en urée et en urates.

Page 1