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PHLÉBITE DES SI MIS DE L\ DURE-MÈRE

décoloré et adhérent, qui se propage généralement au loin, soit \di forme suppurée non oblitérante.

Comme lésions secondaires on note : l'œdème et l'hypérémie des méninges, quelquefois l'hydrocéphalie, l'hémorragie méningée, la méningite suppurée; — l'œdème, l'hémorragie cérébrale (p. 77-2), le ramollissement cérébral (p. 773), quelquefois des abcès du cerveau.

Le caillot contient des microbes différents suivant les cas : staphylocoques, pneumocoques (Claude), surtout streptocoques (Thiercelin, Deguy, J. Halle et Ulmann, Nobécourt, Vitry et Voisin, etc.).

Symptômes. — Assez souvent, surtout chez les athrepsiques, la phlébite des sinus reste latente, ou se traduit seulement par le coma et quelques convulsions.

Dans d'autres cas, elle donne lieu à des symptômes méningés non pathognomoniques, provoqués par l'œdème et Thypérémie des méninges et du cerveau : céphalée, vomissements, strabisme, convulsions, raideur de la nuque et des membres, contractures, signes de Kernig. A ces symptômes s'ajoutent de la fièvre, continue ou avec rémissions, et des pJiénomènes généraux liés à l'infection. Le clélmt est souvent brusque, apoplectiforme. L'évolution est plus ou moins rapide et se termine par la mort en quelques jours.

Suivant la localisation, la symptomatologie peut présenter certaines particularités. La phléljite du simis caverneux cause de l'œdème des paupières, du chémosis conjonctival, de l'exophtalmie, des troubles de la vue, des paralysies des nerfs moteurs de l'œil. La phlébite du sinus latéral, généralement consécutive à une mastoïdite, s'accompagne, au niveau de la mastoïde et du cou du même côté, d'un œdème plus ou moins marqué, de phlébite de la jugulaire, qui forme un cordon dur au-dessous du sterno-cléido-mastoïdien, de troubles des nerfs voisins (pneumogastrique, spinal, glosso-pharyngien) consistant en ralentissement du pouls, en troubles de la déglutition et de la phonation, en vertiges, etc. La phlébite du sinus longitudinal supérieur donne lieu à de l'œdème pariétal bilatéral, à de la dilatation des veines du cuir chevelu, à des convulsions, au coma, etc. D'ailleurs, quelle que soit la localisation, les symptômes qui viennent d'être énumérés ne sont pas constants.

Diagnostic. — Le diagnostic est toujours difficile. En dehors des cas latents constatés à l'autopsie, la phlébite des sinus

NoBÉcouRT. — Précis de médecine des enfants. 49

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peut êk*e confondue avec les méningites aiguës et les méningites tuberculeuses, avec les hémorragies méningées, qui présentent des symptômes communs et peuvent d'ailleurs coexister; l'existence des œdèmes localisés et des dilatations veineuses permet seule de l'affirmer.

La ponction lombaire ne renseigne pas d'une façon précise sur la présence ou l'absence de la phlébite des sinus (Nobécourt, R. Voisin et Vitry). Si celle-ci est isolée, le liquide céphalo-rachidien est clair et dépourvu de leucocytes. S'il existe en même temps de la méningite séreuse ou suppurée, on trouve un liquide clair avec ou sans leucocytes, louche ou purulent. Si elle a déterminé une hémorragie méningée, le liquide est sanglant (p. 767).

Pronostic. — Il est toujours grave, moins sévère cependant pour les phlébites d'origine auriculaire accessibles au traitement chirurgical que pour celles dues à une infection générale.

Traitement. — Le traitement médical, purement symptomatique, consiste dans la médication calmante (bromures, chloral, opium); il est le seul à conseiller dans les formes septicémiques.

Le traitement chirurgical (ouverture et nettoyage des sinus) est indiqué dans les formes localisées d'origine auriculaire ; la guérison, si on intervient à temps, est assez fréquente.

Si, chez l'adalte présentant les symptômes d'une affection cérébrale, il est souvent difficile de préciser la nature des lésions, chez lenfant la difficulté est encore plus grande. Des mal format ions congénitales, des hémorragies, des ramollissements, des scléroses, ï hydrocéphalie, des iiimeurs peuvent donner lieu à des tableaux cliniques semblajjles. Je n'étudierai donc pas ces affections en les classant uniquement d'après l'anatomie pathologi(|ue ; je décrirai les principales lésions de Vencéphale et les grands syndromes cliniques, que l'on rencontre habituellement, laissant de côté toute une série d'affections ou de symptômes rarement observés. Ces syndromes sont les suivants : idiotie, hémiplégie cérébrale infantile, diplégie cérébrale infantile et maladie de Little, hydrocéphalie.

Je ferai ensuite une étude : des tumeurs cérébrales, de 1^ paralysie générale et de ["encéphalite léthargique épidémique.

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