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PARALYSIE INFANTILE

Il peut persister des paralysies déjinilives comme dans la forme classique; cependant la guérison est assez fréquente ('22 p. 100 des cas, Leegard) et reste possible môme après des années (Petren et Ehrenberg).

La ponction lombaire montre une lymphocytose importante qui peut en imposer pour celle de la méningite tuberculeuse.

Types cliniques. — 1° Forme bulbo-protubérantielle, forme ataxique, forme encéphalitique, forme de paralysie ascendante aiguë.

2° Forme non paralytique. — Elle se traduit uniquement par des symptômes généraux. Elle paraît fréquente en temps d'épidémie.

3° Forme à début insidieux — L'enfant, qui s'est couché en pleine santé, se réveille le matin paralysé.

4" Forme douloureuse ou pseudo-rhumatismale (Laurent, Duquennoy, etc.). — Cette forme considérée autrefois comme rare, correspond à la description de la maladie de Heine-Medin. Il y a au début des doiilears dans le thorax, dans le rachis, dans les membres, de la contracture des muscles sacro-lombaires, réalisani de l'opistothonos, des muscles des membres. Puis, après quelques jours, les paralysies s'installent.

o'^ Forme à étapes successives se faisant à longs intervalles, parfois même au bout de 10, 20, 50 ans (Landouzy et Déjerine), probablement à la suite d'une nouvelle infection (P. Marie).

Terminaisons. Pronostic. — La mort au moment de la périodeaiguë est assez fréquente dans certaines épidémies: elle peut survenir dans 15 à 25 p. 100 des cas; la cause la plus habituelle est la propagation au bulbe, qui détermine des troubles respiratoires; elle survient alors en 4 ou 5 jours.

La guérison complète est relativement rare. Souvent la paralysie aboutit à l'atrophie, qui, suivant son degré, constitue soit une infirmité, soit une déformation insignifiante.

Le pronostic est donc variable. V exploration électrique permet de rétablir d'une façon précoce.

Diagnostic. — A la période aiguë, le diagnostic n'est possible qu'après l'apparition des paralysies. Il est à faire avec les polynévrites aiguës rares chez l'enfant, à l'exception des paralysies diphtériques, qui ont des caractères bien différents (p. 100), avec les méningites tuberculeuses ou cérébro-spinales.

A la période d'atrophie, le diagnostic est à faire avec les ainyotrophies chroniques progressives (p. 823), et, pour certains symptômes, avec le pied bot congénital eilsi luxation congénitale dé la hanche.

Traitement.— 1° Période aiguë. — On donne des bains tièdes, on fait des enveloppements humides et tièdes du tronc.

La ponction lombaire, répétée matin et soir, est indiquée dans es formes méningées; elle calme la douleur et l'agitation en diminuant l'hypertension du liquide céphalo-rachidien.

Les injections intra-rachidiennes cVadrénaline (1/2 à 3 ce. de la solution à 1 p. 1000) répétés toutes les 3 ou 6 heures donnent de bons résultats (Meltzer). Les injections d'urotropine sont sans effet (Meltzer).

Les injections intra-rachidiennes de sérum de sujets guéris. (Netter etGendron, îVobécourt et Darré, etc.) donnent de bons résultats (Netter). L'injection doit être faite aussitôt que possible et renouvelée, aux doses de 15 à 30 centimètres cubes suivant l'âge.

Les injections de sérum de singes immunisés, qui guérissent les singes inoculés expérimentalement (Flexner et Lewis) sont à l'étude.

^^ Périodes de régression et d'atrophie. — D'après l'opinion classique, et même dès le début d'après Erb, Remak, etc., on use de l'électricité, sous forme de courants galvaniques, du massage, de la gymnastique médicale, des frictions, des bains salés; on prescrit le sulfate de strychnine; on ordonne les cures thermales aux eaux chlorurées sodiques (Bourbon-l'Archambault, Bourbonne-les-Bains, etc.).

Les bains chauds agissent sur les centres trophiques, améliorent la température et la croissance des membres. On fait pratiquer dans l'eau des exercices ; les membres peuvent s'y mouvoir alors qu'ils n'ont plus de mobilité à l'air libre.

Contre les déformations et les attitudes vicieuses, les appareils orthopédiques et le traitement chirurgical sont quelquefois indiqués ; pour obvier à la paralysie de certains muscles, on pratique des anastomoses tendineuses avec les muscles sains.

Prophylaxie. — Il faut isoler les malades et les enfants qui ont été en contact avec eux pendant 2 ou 3 semaines ; après 2 semaines ils peuvent être considérés comme indemnes.

Quand une collectivité d'enfants peut être isolée, il faut, avant d'admettre un nouveau, lui faire subir une quarantaine de 3 semaines.

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