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MALADIES DES GLANDES S ALI V AIRES

■demporo-maxillaire. Celle-ci coexiste généralement avec d'autres localisations articulaires ; il en était ainsi chez un nou> veau-né atteint de polyarthrites supjDurées à gonocoques au cours d'une ophtalmie purulente (Nobécourt et Vitry),

La sous-maxillite ne doit pas être confondue avec des

■ oreillons sous-maxillaires, des adénites sous-maxillaires, etc.

Traitement. — On applique des compresses humides et chaudes sur les régions malades, on traite la stomatite (p. 32), et on fait Vincision de la collection purulente aussitôt que possible.

Les oreillons (ourles, fièvre onrlienne, parotidite épidéniique) constituent une maladie générale infectieuse, spécifique, épidéniique, contagieuse, à localisation principale dans les glandes salivaires, surtout dans les parotides, à localisations accessoires dans d'autres organes.

Décrits par Hippocrate, ils ont été ensuite confondus avec les parotidites simples et les adénites de la région cervicale supérieure. Les études de Hamilton (1761), Pratolongo (1752), Mangor (1773), Trousseau, Peter, etc., ont définitivement établi leur individualité.

Etiologie. — Les oreillons s'observent dans tous les pays, dans tous les climats et en toute saison, surtout cependant en hiver et au printemps.

Bien qu'ils puissent se rencontrer à tout âge et même chez îe vieillard, ils sont surtout fréquents chez l'enfant, les jeunes gens et l'adulte jeune. Leur maximum de fréquence est de 5 à 15 ans, et ensuite au moment du service militaire. Au-dessous de 2 ans, ils sont exceptionnels; Gautier (18S3i. Huraan, H. White (1002), Fabre de Commentry (li)03), etc., en ont observé des cas ; cependant le nourrisson semble jouir d'une immunité, car il peut être impunément allaité par une nourrice qui en est atteinte.

Les oreillons ont une prédilection pour les garçons; celle-ci tient surtout à la vie en commun.

Ils apparaissent sous forme de petites épidémies de famille, d'école, de maison; elles englobent un certain nombre d'enfants, rarement tous; beaucoup d'enfants sont doués d'une certaine résistance à l'infection onrlienne et ne la contractent -tju'après des contacts multiples. Leur dijfusibilité est res-

treinte et les épidémies restent cantonnées à un établisseiwent.

La transmission dun sujet à un autre se réalise par contagion directe ; la contagion indirecte par les objets ou par des personnes saines est exceptionnelle. Dans une salle d'hôpital, le passage se fait de proche en proche, de lit à lit. Le contage paraît peu résistant.

On discute sur la. période de contagiosité. Les oreillons sont contagieux, pour les uns, pendant toute leur durée ; pour d'autres, seulement dans les derniers jours ; pour d'autres enfin, à la période de début, même 24 ou 48 heures avant l'apparition des symptômes Tiendu, Sevestre). Somme toute, ils sont surtout contagieux pendant les périodes d'invasion et de tuméfaction parotidienne.

La transmission peut se faire pendant la vie intra-utérine de la mère à l'enfant; dans les cas de Human et de White, les oreillons apparurent 2 et 7 jours après la naissance^.

La période d'incal)atLon a une durée moyenne de 3 semaines; eUe peut être plus courte uS jours ) ou plus longue (1 mois).

Les oreillons ininianisent; en général ils ne récidivent pas.

On observe toutefois, surtout chez les soldats, quekjues récidives après 1 à 10 ans ; chez les enfants elles sont plus exceptionnelles Coniby .

Bactériologie. — Capitan et Charrin 1881), OJlivier, Boi- ■;et (188.")), Bordas (1889) ont trouvé des cocci ou des Ijacilles

nt dans la salive, soit dans le sauii: des malades atteints d'oreillons. Laveran et Catrin 1803 ont isolé dans le sang, dans les sérosités parotidiennes et testiculaires, etc., des -cocjci, ne prenant pas le Gram, qui se présentent généralement sous forme de diplocoques et se cultivent sur les milieux usuels. P. Teissier et Esmein (1906) ont constaté, dans la salive parotidienne et dans le sang veineux, un inicrocoque prenant le Gram. groupé en diplocoques ou en tétrades, cjui, par ses cultures et son action pathogène sur les animaux, doit être considéré comme une variété de tétragène ; il est ag-glutiné par le sérum des malades.

Ces différents germes ne paraissent pas être les agents spécifiques des oreillons.

1. Les oieilloDs de la mèr-e peuvent déleiiuiner des troubles graves chez \e fœlus Cne femme enceinte a les oreillons: [tendant jdnsienrs semaines les battements du cœur et les mouvements du fœtus sont très faibles et "ont craindre la mort: Tenfanl. né à ferme, est un arriéré (Hutinel).

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