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U MALADIES DES GLANDES SALIVAIRES

L'injection de sérosilé parotidienne dans la parotide de singes (bonnet chinois) provoque une infection fébrile légère, sans gonllement appréciable des glandes (Nicolle et Conseil, 1913).

Pathologie comparée. — Les oreillons ont été observés chez le diien {ScliLïssele, Hertwig, Poore, Wittaker, Busquet et Boudeaud); leur origine luimaine a été quelquefois démonlrée, ainsi que la transmission à un autre chien; Busquet et Boudeaud (1900) ont trouvé dans la salive parotidienne un coccus analogue à celui de Laveran et Catrin.

Symptômes. — Après la période d'incubation, qui est latente, le gonflement parotidieii, symptôme caractéristique, se montre d'emblée, ou est précédé de phénomènes prodromiques.

Les prodromes existent dans plus de la moitié des cas chez l'enfant (Barthez et Sanné); ils sont peut-être plus fréquents chez les soldats, puisque Catrin les a notés dans les 2/3 des cas environ. Souvent peu marqués, ils consistent dans de la courbature, de l'anorexie, de la fièvre, de la somnolence, de la céphalée, des épistaxis, de l'otalgie unilatérale ou bilatérale (Comby); assez souvent il existe une angine érythémateuse ou pultacée (Catrin) ; quelquefois la fièvre est vive et atteint 40°, Leur durée est de 12 à 3G heures.

Les. symptômes locaux sont caractéristiques.

Les régions parotidiennes deviennent le siège d'une douleur plus ou moins vive et de gonflement, soit en même temps, soit en général successivement, à 1, '2 ou 3 jours d'intervalle. Le gonflement occupe la région qui sépare l'apophyse mastoïde de la branche montante du maxillaire inférieur; il est constitué par une tuméfaction molle, formée parla glande et les tissus périglandulaires, de l'empâtement sans induration; à son niveau, la peau est épaissie, lisse, incolore ou quelquefois un peu rouge. Dans les cas intenses, apparaît un œdème qui peut s'étendre en bas vers le cou, quelquefois jusqu'à la clavicule, et même rejoindre celui du côté opposé (coa/jù-i/orme); en haut, aux paupières et aux tissus de l'orbite, par compression intra-parotidienne de la veine faciale (Hénoch), provoquant du chémosis et de l'exophlalmie. La douleur est généralement peu intense spontanément; elle est augmentée par les mouvements de la mâchoire; ceux-ci sont rendus difficiles par la douleur et surtout par un certain degré de ti'ismus. La pression est douloureuse principa-

lement au niveau de larticulation temporo-maxillaire, audessous de l'apophyse mastoïde, au niveau de la glande sous-maxillaire (Rilliet;.

Dans l/IO^ des cas(Rilliet, Cadet de Gassicourt), une seule glande parotide est intéressée.

Après les parotides, les oreillons envahissent assez souvent les glandes sous-maxillaires, Cfui forment une masse allongée, au-dessous du rebord maxillaire, plus rarement les glandes sublinguales, qui font saillie dans la région sus-hyoïdienne et sous le plancher de la bouche. Il est des cas où les oreillons sous-maxillaires sont primitifs, les parotides restant indemnes ou nétant intéressées que secondairement (Comby, Hoppe) : les oreillons sublinguaux primitifs sont beaucoup plus rares. ,

Souvent les ganglions sous-maxillaires et cervicaux sont tuméfiés (^Comby : en général la tuméfaction reste minime.

La sécrétion salivaire est normale, exagérée ou diminuée; dans ce cas on note la sécheresse de la bouche. La salive parotidienne renferme de nombreux polynucléaires, des lymphocytes, des mononucléaires, et, plus tard, surtout des cellules glandulaires (Sicard et Dopter).

La muqueuse buccale, généralement normale, peut être enflammée (stomatite ourlienne) ; on note alors, assez rarement d'ailleurs (Comby), du gonflement et de la rougeur de la face interne des joues, surtout au niveau des dernières molaires, autour de lorifice du canal de Sténon (Guéneau de Mussy). Quelquefois on observe un bourrelet rouge autour de l'orifice de ce dernier (Moursou). Dans 3 cas, Weil et Gardère (191'2) ont vu le signe de Koplick.

Assez souvent, la muqueuse du pharynx, au niveau de l'isthme du gosier et des amygdales, est rouge; en général, il n y a ni tuméfaction ni douleur (Hutinel et Darré).

L'ensemble des phénomènes bucco-pharyngés a permis de dire qu'il existe un énanlkènie, comparable à celui des fièvres éruptives (Guéneau de Mussy).

Les symptômes généraux sont constants, mais, en général, chez les enfants, ils sont tfès atténués. Il y a une fièvre modérée, du malaise, de l'inappétence, plus rarement une fièvre intense, de l'agitation nocturne, du délire, des convulsions; en pareil cas, la fièvre peut être suivie d'hypothermie.

L'examen du sang décèle parfois une leucorylose passage; e;

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