‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 265 sur 277 · RHUMATISMES INFECTIEUX SECONDAIRES · texte numérisé non relu

RHUMATISMES INFECTIEUX SECONDAIRES

bien; toutefois nombre d'observations publiées n'échappent pas à la critique.

Syphilis. — Chez les nourrissons hérédo-syphilitiques atteints de lésions spécifiques diaphyso-épiphysaires, on peut voir dés arthrites suppurées. Exceptionnellement le pus est stérile (Marfan); plus souvent il contient des germes d'infections secondaires dont la localisation a été favorisée par la lésion osseuse (streptocoques, pneumocoques, etc.).

Symptômes. — Les rhumatismes secondaires surviennent au cours des états pathologiques indiqués. D'une façon générale, ils sont oligo-articulaires, ont une tendance à la fixité, se présentent sous forme â'arthralgie,ûliydarthrose, de polyarthrite subaigaë, d'artlirite suppurée, de polyartlirite purulente. Il faut noter la frécjuence des formes suppurées chez les nouveau-nés, qui résistent mal aux infections. Chaque cause, d'ailleurs, imprime à l'affection des allures un peu spéciales.

Le rhumatisme blennorragique varie d'aspect suivant l'âge de l'enfant. ,

Chez le nouveau-né, il débute de 8 à 20 jours après la naissance, au cours d'une conjonctivite, avec ou sans fièvre. Il peut être monoarticulaire et frappe alors presque toujours le genou, surtout le gauche, plus rarement le poignet; quand il est poly articulaire, il intéresse généralement 2 ou 3 jointures, rarement plus (5 dans le cas de Nobécourt et Vitry), il atteint par ordre décroissant de fréquence le genou, le poignet, la cheville, le coude, les articulations temporo-maxillaires et sterno-claviculaires, etc. L'articulation atteinte est grosse, rouge, douloureuse; toujours il s'agit d'arttirite suppurée; parfois il existe des synovites et des abcès péri-articulaires. Ce rhumatisme blennorragique est grave, car il traduit une infection généralisée; cependant la mortalité n'est que de 20 p. iOO fHutanV

Chez les fillettes atteintes de vulvo-vaginite blennorragique, le rhumatisme débute à un moment quelconque. Quelquefois il s'agit d'une hydarthrose à grand épanchement et à évolution subaiguë, ou d'une arthrite suppurée. Plus souvent, il s'agit d'arthralgie ou de polyarthrite subaigaë, fébrile ou non, atteignant les articulations des genoux, des pieds, des mains, des coudes, etc. La maladie dure quelques jours ou quelques semaines et se termine par la guérison (Epstein). La blennorragie joue peut-être un rôle dans la genèse de certaines po

lyarthrites déformantes chroniques de l'enfance, dont l'étiologie reste souvent inconnue (p. 71 7j.

Les complications cardiaques sont exceptionnelles.

Les arthrites à streptocoques, à pneumocoques, à staphylocoques sont généralement suppurées, surtout chez les nouveau-nés. ^

Le rhumatisme tuberculeux peut simuler soit le rhumatisme articulaire aigu, soit le rhumatisme subaigu ou chronique avec ou sans hydarthrose.

Les autres variétés de rhumatismes secondaires sont décrites à propos des maladies dont elles relèvent. Les plus intéressantes sont le rhumatisme scarlatin (p. 869), le rhumatisme ourlien (p. 48), le rhumatisme diphtérique (p. 104). Je rappelle la fréquence relative des endocardites (p. 524) et des péricardites (p. 510) dans le rhumatisme scarlatin.

Diagnostic. — Le diagnostic différentiel du rhumatisme infectieux est à faire avec le rhumatisme articulaire aigu, auquel il ne faut guère penser chez le nourrisson (p. 917), avec la pseudo-paralysie syphilitique (p. 945), avec les ostéo-my élites aiguës. Il doit être complété par un diagnostic étiologique.

Dans certains cas, il faut éliminer le rhumatisme toxique consécutif à une injection de sérum (p. 108), souvent associé à des érythèm.es.

Pronostic. — Il dépend de la cause, de la forme clinique, de lage. Il est d'autant plus grave que l'enfant est plus jeune. Certaines variétés peuvent être le point de départ du rhumatisme chronicpie progressif fp. .717).

Traitement. — On donne du salicylate de soude ou mieux de Yaspirine, de Vantipyrine. On fait des enveloppements chauds et humides des articulations, on immo5i/ise les membres dans une bonne position. On incise dès que la présence du pus est manifeste.

Quand les phénomènes aigus sont terminés, on commence la mobilisation, le massage, V héliothérapie.

Xlll. —Tétanos.

Le tétanos peut se rencontrer à toutes les périodes de l'enfance; après une incubation de 6 à 12 jours, il a parfois une évolution suraiguë en quelques heures, plus souvent une évolution subaiguë en 2 ou 3 semaines, en général une évolu-

TETANOS

tion aiguë en 3 à 6 jours. La mortalité est de 60 p. 100 entre 4 et 5 ans, de 47 p. 100 entre 5 et 15 ans (Wallace). Parmi les méthodes de traitement, la sérothérapie antitétanique faite d'une façon intensive par injections intra-veineuses peut amener la guéri

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