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MALADIES JJES GLANDES SALIVAIRES

il y a de la lymphocytose dans la première période (Sacquépée,. Krestnikov, Wile).

Evolution. Formes cliniques. — Dans la forme habituelle,. de moyenne intensité, le mouvement fébrile dure 3 ou 4 jours., puis disparaît en même temps que te gonflement commence à s'atténuer. La guérison se lait en 7 ou 8 jours, sans convalescence. La résolution est complète.

Assez souvent, il existe des formes frustes, d«s formes lé- {^ères, des formes abortives, ne comportant que des symptômes locaux et généraux peu marqués, évolu-ant en 3 ou 4 jours.

Les formes intenses sont rares chez l'enfant. '

Quelquefois ('20 fois sur 230, Barthez et Sanné) il se produit une rechute au bout de 10 à 21 jours.

La suppuration est exceptionnelle, surtout chez l'enfant; elle est la conséquence d'infections secondaires (streptocoques dans un cas de Ferrand).

Localisations extra-salivaires et complications. — Associées aux localisations salivaires, il n'est pas rare d'observer diverses manifestations locales, relevant de l'infection spécifique (métastases) ou d'infections secondaires.

Localisations génitales. — L'orchite ourlienne est fréquente chez l'adulte; chez- les soldats elle s'obsei-ve dans 4/3 des cas. Par contre elle est rare chez Venfant, dont le testicule n'est pas en activité, de même d'ailleurs que chez le vieillard ; Rilliet, Hénoch,Comby, etc., ne l'ont pas observée audessous de 14 ans, et les observations peuvent se compter. On l'a vue à 4 ans (de Cérenville), à 9 ans (2 cas de Fabre et d'Acker), à 11 ans (Arnaud), à 12 ans (3 cas de Barthez et Sanné), à 13 ans (Debize), à 14 ans (Léo), à 15 ans (Béclère). Après la puberté, \di fréquence de' l'orchite augmente : Rilliet et Barthez en ont rencontré 7 cas chez des sujiets de 15 à 17 ans.

Sa symptomatologie est la même que chez l'adulte. Elle peut être la seule localisation apparente. Parfois elle s'accompagne d'urétrite (Barthez et Sanné).

L'ovarite ourlienne a été vue à 11 ans (Vogt), la mastite chez des fdles de o ans (Rizet), de 15 ans (Traveli, etmême chez des garçons. Ces faits sont exceptionnels.

Localisations glandulaires. — On a observé la thyroïdite chez une fille de 12 ans (Giielliot), la tuméfaction des glandes lacrymales, qui pourrait même constituer la localisation unique des oreillons, la pancréatite.

La pancréatite ôurlienne, sur laquelle Simonin (1903) s^ attiré particulièrement l'attention chez l'adulte, a été vue chez des enfants de 3 à 14 ans par Crayke Priestley (1900), W. Jacob (1900), Le Gendre (1903), Auché iOOoi, etc. Elle s'explii^ue par les analogies de structure du pancréas (parotide abdominale) et des glandes salivaires. Elle se caractérisepar une vive douleur épigastrique, localisée à égale distance de Tappendice xiphoïde et de l'ombilic, exaspérée par la pression, s'irradiant en croix, le long du rebord costal gauche, dans le dos; par des nausées, des vomissements, quelquefois de la diarrhée séreuse; par la tendance à la syncope, par de la fièvre. Elle guérit en 4 ou 5 jours (Simonin).

Manifestations nerveuses. -~ Elles sont bien connues^ grâce à la ponction lombaire et à l'étude cytologique du liquide céphalo-rachien.

Comme dans toutes les maladies infectieuses, on peut observer, rarement d'ailleurs et chez les Sujets prédisposés, dm délire et des convulsions.

Il peut se produire également, mais plus rarement que chez les adultes, des paralysies : paralysies hystériques (Comby;;. monoplégies et hémiplégies llasques ou spasmodiques dues à la méningo-encéphalite ; polynévrites [tels les cas d'un enfant de 4 ans observé par Joffroy (1886;, d'un enfant de 7 ans vu par Revitliod (1897i]; paralysie faciale (Revilliod, Hatschek, Hutinet;.

Surtout communes sont les méningites et méningo- encéphalites. Dues parfois à des infections secondaires, elles sont le plus souvent sous la dépendance directe du processus ourlien.- Etles surviennent dans les formes frustes comme dans Tes oreillons nettement caractérisés. Elles peuvent constituer la manifestation initiale. Le phénomène le plus constant est la lymphocylose du liquide céphalo-rachidien retiré par ponction lombaire [R. Monod (190'2), Chauffard et Roidin, etc.]; l'aspect du liquide reste normal; l'albumine y est légèrement augmentée. Tantôt (/orme latente) il n'existe pas de signe clinique de cette réaction méningée ; tantôt (forme légère), avec de la fièvre (38''-39°j et un peu de céphalée, le pouls a une fréquence normale ou est ralenti; tantôt (forme intense) il y a une température élevée, du délire, de la céphalée, des vertiges, des vomissements, de la bradycardie avec instabilité du pouls, du signe de Kernig. de la raideur de la nuque, de ral)olition des réflexes rotuliens. D'une façon générale, c'est

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