MALADIES DES GLANDES SALIVAIRES
laire; pour Trousseau, d'une hyperhémie. Les épithéliums sont intacts ; il y a seulement œdème du tissu cellulaire interstitiel (Ranvier).
Prophylaxie, — Les enfants atteints d'oreillons sont isolés pendant toute la durée de la maladie, 15 jours en moyenne. Les règlements scolaires exigent 21 jours.
Les enfants qui ont été en confaci- avec le malade sont isolés pendant 3 semaines, sauf s'ils sont immunisés par une atteinte antérieure.
La désinfection des objets qui servent aux malades n'est pas indispensable. La désinfection des locaux (écoles) n'est indiquée qu'en cas d'épidémie persistante.
La déclaration au Service des épidémies est facultative pour le médecin traitant (décret du 10 février 1903).
Traitement. — L'enfant est gardé au lit pendant toute la durée de la fluxion parotidienne, et, s'il s'agit d'un grand garçon, pendant 8 ou 10 jours au moins pour éviter l'orchite.
Localement on applicjue un Uniment calmant (baume tranquille, laudanum) ou une pommade au gaiacol (Grande,.. Ragazzi), le tout. recouvert d'un pansement ouaté.
On institue le régime lacté ou laclo-végétarien, si l'état des voies diges'tives le nécessite, on donne un y^u/'^a/// (sulfate de soude).
On pratique l'antisepsie de la cavité bacco-pharyngée.
Si les douleurs sont vives on donne de Vantipyrine, du salycilate de soude, ou même des opiacés (poudre de Dovi^er).
Contre la fièvre, on prescrit de la quinine, de Vantipyrine et au besoin des bains frais ou tièdes. Ceux-ci sont indiqués, également au cas (.l'agitation, de délire, de phénomènes méningés.