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ANGINES AIGUËS NON DIPHTERIQUES

surtout quand il existe des végétations adénoïdes, des laryngites, des trachéites, des l^ronchites, des broncho-pneumonies, des adénopathies trachéo-bronchiques.

La propagation aux voies digestives ou la déglutition des germes avec les sécrétions pharyngées causent des gastrites, des entérites, des colites, des appendicites.

■i" L'infection des voies lymphatiques peut aboutir à la suppuration des gSinglion^^ (adéno-phlegmons) sous-maxillaires et cervicaux, rétro- et latéro-pharyngiens, surtout dans les angines à streptocoques et en particulier dans celles de là scarlatine. Les adéno -phlegmons cervicaux peuvent s'ouvrir au dehors et exceptionnellement ulcérer les carotides ou provoquer la phlébite jugulaire. Les adé no-phlegmons juxta-pharyngiens, à cause de leur importance, sont étudiés à part p.Vlo). '

o" La dissémination des germes par la voie sanguine et la toxémie peuvent causer des endocardites et des péricardites, ce qui est rare; de Valbuminurie, symptôme fréquent au cours des angines comme des autres infections, et des néphrites nettement caractérisées, aiguës ou subaiguës, le plus souvent dues ?u streptocoque ; des méningites, des pleurésies^ des péritonites, des arthropalhies à type de rhumatisme articulaire aigu ou de pseudo-rhumatisme infectieux, des e/'v//iÉ'meè" infectieux, du purpura, parfois des orclùtes chez les enfants de plus de 10 ans.

On a observé des paralysies, dues à des polynévrites, atteignant isolément ou simultanément les muscles du voile du palais, de l'œil, des membres inférieurs; elles sont beaucoup plus rares que dans les angines diphtériques.

Pronostic. — Le pronostic, pour être souvent bénin, n'est pas sans comporter une certaine gravité dans nombre de cas. Il varie avec les formes cliniques, les germes, en cause les romplications.

Diagnostic. — 1° Le diagnostic d'angine aiguë est facile. Pour découvrir l'angine du pharynx buccal, il suffit de regarder le pharynx de l'enfant : c'est là une exploration quil convient de pratiquer systématiquement, car les jeunes enfants ne se plaignent pas de leur gorge. L'infection localisée au naso-pharynx se reconnaît aux signes énumérés plus haut; par le peu dintensité des signes locaux et la fièvre qu'elle entretient, elle peut embarrasser le médecin non prévenu : autrefois on diagnostiquait volontiers, en pareil cas, fièvre

éphémère, fièvre de croUs'înce ; parfois on pense à une fièvre typhoïde, à la tabercalose.

2° En posant le diagnoslic d'angine, on fait en môme temps le diagnostic de la variété : angine érythémateuse et pultacée, angine membraneuse, etc.

3<* Le diagnostic étiologique est plus difficile ; il se fait par la recherche des causes énumérées plus haut (p. 77). En présence d'une angins érythémateuse, on doit se demander si elle est simple ou symptomatique d'une scarlatine, d'une rougeole,etc. En présence d'une angine membraneuse, la question importante est de savoir si elle esl ou iioii. diphtérique (p. 405),. et parfois si elle ne s'est pas développée sur une lésion syphilitique.

4' Quant au diagnostic de la variété microbienne, il ne peut être établi avec certitude que par l'examen bactériologique. Il reste d'ailleurs souvent imprécis, car la constatation de germes vulgaires à la surface de la muqueuse, même en grand nombre, ne signifie pas toujours qu'ils sont la cause de l'angine.

Prophylaxie. Traitement. — Chez les enfants sujets aux angines aiguës, on évite leur répétition par le traitement de ïéiat général et de Yhyp?rlrophie chronique da tissa lyniphoïde du pharynx, qui en sont les causes prédisposantes habituelles (p. 75).

Le traitement curatif consiste à faire, 2 ou 3 fois par jour, un lavage de la gorge à l'eau bouillie ou à Leau boriquée. Chez les grands enfants, on peut le remplacer par des gargarismes au chlorate de potasse, au borate de soude, au salicylate de soude, à l'hydrate de chloral. Dans tous les cas, et surtout; dans les infections du naso-pharynx, on fait l'anlisepsie locale avec des pommades ou des huiles antiseptiques (p. 61). Les pulvérisations dans la gorge, les inhalations de vapeur d'eau additionnée d'eucalyptol, de menthol, de benjoin, ont leur utilité.

Comme moyens adjuvants, il peut être utile de prescrire la quinine, un purgatif salin et au besoin un vomitif; des applications chaudes et humides sur le devant du cou.

Certaines angines comportent, en plus de ces indications générales, une thérapeutique spéciale. Dans Vangiue iilcéromenibraneuse, c'est l'application locale d'hypochlorite de chaux ou de bleu de méthylène. Dans ïangine gangreneuse:^, ce sont les attouchements à l'eau oxygénée. Dans Yangim phlegmo-

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neuse, c'est parfois rincision de l'abcès; mais celle-ci ,esl habituellement inutile car l'ouverture se fait instantanément.

Pour ouvrir l'aijcès, on emploie la sonde cannelée de préférence au bistouri, et on agrandit l'ouverture avec une p'nce hémostatique (Combv).

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