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Fig. 20. — Atïection gastro-intestinale aigu.'. Forme fébrile.)
atteint 38°. L'état général est peu touché; cependant le poids le Tenfant diminue.
Le traitement détermine, en général, une amélioration rapide. Si au contraire elle est négligée, cette forme légère peut être le point de départ d'une forme plus intense et plus grave.
2° Forme fébrile [diarrhée inflammatoire ou entéro-côlite aiguë (Bouchut;, gastro-entérite aiguë infectieuse (Sevestre), (jastro-entérite catarrhale aiguë (BRginsky), gastro-entérite simple intense (Marfan), injection gastro-intestinale aiguë à forme pyrétique (Lesage et Thiercelin)]. — Cette forme a tous les caractères d'une maladie infectieuse. Elle est souvent précédée, pendant quelques jours, de vomissements et de diarrhée légère.
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Le début est généralement assez brusque. La température s'élève et atteint rapidement 39-40°. Le pouls bat 120, 140. L'enfant est agité, crie continuellement, ne dort pas; ses yeux s'excavent; la peau est sèche, chaude, perd de son élasticité et de sa souplesse; la chute de poids est assez marquée. La langue, d'abord saburrale, devient sèche etrouge. Parfois il y a desvomissements alimentaires et bilieux qui ne durent pas. Les selles, plus ou moins fréquentes, quelquefois fermes au début, deviennent liquides ; elles sont tantôt vertes ou jaunes, bilieuses, acides, glaireuses, tantôt peu abondantes, pâteuses, plus ou moins fétides. Le ventre est météorisé, sensible à la palpation, qui provoque des cris.
L'évolution est variable. Tantôt la fièvre s'élève à 40-41° et l'enfant meurt rapidement. Tantôt elle tombe en 1 ou 2 jours (fig. 19), tantôt elle reste autour de 38°, 5, 39°, 40°, puis s'abaisse graduellement en o ou 6 jours (fig. 20); en même temps la diarrhée diminue et les autres symptômes s'amendent. Dans certains cas, après un abiaissement de 1 ou 2 degrés, la fièvre persiste un certain temps ; ou bien, après être tombée à la normale, elle remonte de nouveau, parfois à plusieurs reprises {forme à reprises) (fig. 21). Chez certains malades enfin, elle fait place à \' hypothermie, réalisant la forme suivante.
3° Forme hypothermique ou algide [choléra infantile (Parrish et Dewees), entérite cholériforme (Trousseau, Bouchut), alhrepsie aiguë (Parrot), etc.]. — Le choléra infantile a été décrit
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AFFECTIONS GASTRU-IMESTINALES DES NOURRISSONS 137
par les médecins américains en 1826. Cette forme s'observe surtout pendant la saison chaude, dans les 4 premiers mois de la vie ou vers la fin de la première année, chez les enfants allaités artificiellement ou au moment du sevrage. Souvent elle est précédée des symptômes de la forme légère.
Elle débute par des vomissements, d'ailleurs inconstants, et de la diarrhée. Bien qu'elle puisse faire défaut, la diarrhée est en général le symptôme prédominant; elle devient rapidement profuse : il y a 10 ou 15 selles par 24 heures, d'abord constituées par les résidus alimentaires, ensuite aqueuses, incolores, de réaction alcaline ou neutre. Le ventre est déprimé, mou, flasque. L'enfant est agité, pousse des cris continuels.
La température est normale; ou bien on note une température rectale de SS^-HO" avec une température périphérique normale, ou peu augmentée.
A cette phase initiale succède lap/iased'a/(/if/i/e. La température périphérique tombe à 36% 35% 34"; la température centrale s'abaisse également, mais de façon moins rapide (fig 2-2 et 23); le pouls s'affaiblit de plus en plus, tombe à 60, 40, 30. L'enfant est prostré, les yeux s'excavent, le nez s'effile, les extrémités se cyanosent, les paupières restent immobiles et recouvrent incomplètement les yeux; les membres se raidissent; la peau est figée, comme gelée {sdérème); les fontanelles se dépriment, la respiration est irrégulière, difficile'
La durée varie de quelques heures à 2 ou 5 jours. L'enfant meurt dans l'algidité et le collapsus; la mort est quelquefois précédée pendant quelques heures par une ascension thermique. La mort autrefois survenait dans les ^3/4 des cas (Rilliet et Barthez), dans la moitié des cas (Widerhoffer) ; elle est moins fréquente actuellement, grâce au traitement appliqué. Dans les cas favorables, la chaleur reparaît et la
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